Vous trouverez à ce propos le récit de la situation d’un membre de notre groupe qui se bat pour cette cause logique qu’est l’Équité et qui est la cible d’une justice de spectacle, bras droit d’une classe politique corrompue qui ne sait plus ce que fait son bras gauche (policiers et militaires).
Collectif pour une HumanitÉquitable
Adrian D. – Janvier 2008 – suivi du procès contre l’État Français à MONTAUBAN
HISTORIQUE :
Lors d’un fauchage à MARSAT (63), par plus de 800 personnes, de maïs transgénique ou OGM (Organismes Génétiquement Modifiés – baptisés par les scientifiques du joli nom de chimère génétique), Adrian est arrêté par les militaires qui défendaient le champ.
Il est transféré (avec Laurent, un autre faucheur fauché) à la gendarmerie de MARSAT d’où il est déplacé, tel un criminel dangereux, vers la gendarmerie de CLERMOND FERRAND ;
Mis en garde à vue, il sera renvoyé avec Laurent, devant le tribunal correctionnel de RIOM (celui où fut jugé Léon Blum par le gouvernement Pétain) ;
Avant le procès, 4 autres personnes seront mises en cause sur reconnaissance photographique ; ce sont donc 6 prévenus qui se présenteront à RIOM en première instance ;
On trouve, à l’origine de l’essai détruit par les faucheurs et, associée pour l’occasion à la Société Biogemma, la Société Limagrain, 5è semencier mondial, dont le siège est dans le Puy de Dôme ; ces deux sociétés, avec l’appui écrit du Crédit Agricole, a invité (comme à MONTAUBAN le 11 janvier) des exploitants agricoles ‘’pro OGM’’ pour défendre le champ avec des armes (manches de pioche ou de pelle, bâtons, etc…) et aussi, apparemment, pour crever les pneus ou rayer les véhicules des manifestants ;
Au procès de 1ère instance, le tribunal renvoie l’affaire après avoir accepté la comparution volontaires d’environ 200 personnes qui se sont déclarées complices des prévenus ; la Cour d’Appel de RIOM réforma ce jugement et, contre l’esprit de la loi et du droit, elle décida de juger elle-même les prévenus ;
Ce faisant, la Cour enlevait à ces citoyens le droit élémentaire d’exercer un recours contre sa décision (hors la cassation qui n’est prononcée que pour des raisons de forme, jamais de fond) ; il s’agissait, à l’évidence, d’un jugement très politique puisque la Cour refusait également de consulter la Cour de Justice des Communautés Européennes devant laquelle la France est régulièrement condamnée en matière d’OGM ;
Les 6 prévenus seront condamnés le 24 novembre 2005 à des peines exceptionnellement lourdes : 4 mois de prison (avec sursis tout de même) et, au profit de la Société Biogemma, au paiement de la somme de
196 805 €uros de dommages-intérêts (et ce, solidairement, ce qui signifie que chaque personne est responsable du paiement intégral de la somme quel que soit le montant payé par chacune) ;
Mi 2007, les prévenus sont convoqués en gendarmerie pour un prélèvement de salive en vue du fichage de leur ADN (l’élément marqueur qui fait de chaque être humain un être unique) par le FNAEG (Fichier National Automatique des Empreintes Génétiques) ; ils refuseront tous de s’y soumettre, encourant ainsi une peine de 1 an de prison et une amende de 15 000€uros ;
Le 9 novembre 2007, Adrian est convoqué devant le Tribunal de Grande Instance de MONTAUBAN pour répondre de son refus ; il demande et obtient le renvoi de l’affaire au 11 janvier 2008 ;
Le 8 janvier 2008, ne pouvant faire face aux frais d’avocats, il demande l’aide juridictionnelle et choisit un avocat Montalbanais en sollicitant un nouveau renvoi pour préparer sa défense avec lui ; ce renvoi, au 8 février 2008 à 14h, lui sera finalement accordé devant la même Cour ;
Le 11 janvier, jour du procès, la place du Palais de Justice de MONTAUBAN est littéralement occupée par les représentants des gros céréaliers-producteurs de maïs-fourrage (destiné à la nourriture animale) venus du Gers, du Lot et Garonne et du Tarn & Garonne. Très agressifs, ils interdisent l’entrée de la salle d’audience à quiconque leur déplaît (jusques et y compris Adrian) sans qu’aucune intervention d’évacuation policière ne soit demandée par les autorités !
Ils sont à l’origine d’incidents et d’agressions violentes, blessant au visage un sympathisant pacifique.
Ces mêmes exploitants agricoles (aussi appelés chasseurs de primes), sont venus réclamer une punition exemplaire dans une procédure concernant un débat sur les libertés publiques (le prélèvement pour fichage de l’ADN des personnes condamnées – ou soupçonnées – pour des délits mineurs), oubliant la lourde condamnation déjà prononcée contre Adrian à RIOM.
Ce faisant, ils ont clairement démontré que le débat sur les chimères génétiques ou OGM était bien aussi un problème de politique, touchant l’idée même de démocratie et non seulement un problème d’ordre économique.
Le même jour, au plan national, une décision des autorités prévoit une interdiction de semis de chimères génétiques de maïs en 2008 sur tout le territoire.
Pour aller de l’avant…
Dans cette affaire, depuis l’origine des fauchages d’essais de plantes transgéniques (betteraves, maïs ou autres), les citoyens engagés dans ce combat sont guidés par une idée simple :
pas de démocratie possible sans justice !
Si une majorité de personnes (ou une très grande majorité de personnes) s’oppose à des processus économiques ou techniques, au minimum, un moratoire doit être mis en place pour permettre un débat suivi d’une décision éclairée.
Or, toutes les commissions de citoyens qui ont été consultées sur le sujet ont fait apparaître un avis populaire négatif sur les essais transgéniques en plein champ (et à fortiori sur des semis libres généralisés).
Pourtant, les gouvernements successifs ont tous favorisé la position des semenciers allant jusqu’à autoriser, de manière potentiellement criminelle, la mise en culture de milliers d’hectares d’OGM en 2007.
Il faut rappeler avec effroi les décisions des autorités soi-disant politiques et leurs effets sur les affaires de l’amiante, du sang contaminé, de l’ESB (ou maladie de la vache folle), de la fièvre porcine, de la grippe aviaire (sans parler de Tchernobyl !), toutes décisions prises en vue de conforter les seuls intérêts des puissances économiques.
L’absence de débat (et pire, de volonté de débat), l’occultation d’informations, le refus de la transparence, ont conduit un certain nombre de citoyens à s’insurger face à ce défaut majeur de démocratie que représente la dissémination de gènes mutants dans la nature.
Rappelons simplement que la mutation génétique chez l’être humain s’appelle le cancer…
Or, le réchauffement climatique constaté avec ses conséquences incalculables (on peut redouter un processus de glaciation) a amplement démontré que les plus farfelus et inconscients n’étaient pas du coté des citoyens soucieux de l’environnement, mais assurément dans le camp de tous les pouvoirs.
L’évidence qui en découle est que le système de ‘’démocratie’’ représentative (appelée aristocratie par les spécialistes) est un système politique imparfait, inefficace et dangereux écologiquement (donc humainement).
Une grande partie des citoyens qui ont participé aux fauchages (ou les ont soutenus), de même qu’une part croissante des exclus ont décidé de cesser de lutter seulement ‘’contre’’, ils veulent se battre aussi ‘’pour’’.
Dans cet ensemble, il n’est pas besoin de représentants mais d’un esprit animant chacun : Adrian est seulement 1 membre de cet ensemble.
Individu responsable, il est et restera protégé par l’anonymat d’une grande idée : la Justice.
Or, aujourd’hui, le mot ‘’Justice’’ n’a pas le même sens ni les mêmes conséquences pour tout le monde et rien ne permet de justifier cela.
Donc, il est indispensable, pour permettre à la Justice de dominer les rapports des hommes entre eux ou avec la nature de promouvoir un système politique adapté à notre monde et aux urgences qu’il affronte du fait de notre seule espèce.
Dès maintenant, des êtres différents ayant pour seul objectif une Humanité Équitable parce que juste, appellent à une vraie démocratie construite, conformément à sa signification, sur la représentation du peuple par le peuple et dont la nature relève du tirage au sort (‘’le tirage au sort est de la nature de la démocratie’’ nous rappelle Montesquieu).
Ce système devra être proposé pour toutes les structures humaines : du hameau à la nation avec un certain nombre de modalités simples que chacun peut consulter sur humanitequitable.blogspot.com
Nous proposons que des groupes se forment (ou que des groupes existants se transforment) pour travailler ensemble à l’édification paisible et irrépressible de ce système ayant pour base l’Équité et pour but la Justice.
Pour être convaincu de cette évidence, évoquez-en seulement la possibilité auprès d’un élu quelconque et sa réaction agressive vous prouvera combien elle est porteuse de démocratie.
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