Ici, un résumé des travaux produits des citoyens qui s’intéressent plus aux causes des problèmes qu’à leurs conséquences. Ils ont résolu de proposer un système d’organisation politique où chacun puisse assumer ses responsabilités dans le respect de la collectivité. Des hommes ont déjà proposé une société plus juste ; toujours, les puissances en place s’y sont opposées. Profitons de ces temps de doute pour inventer un contrat social bâti sur l’Équité.

lundi 14 janvier 2008

Suivi ADN et OGM

Vous trouverez à ce propos le récit de la situation d’un membre de notre groupe qui se bat pour cette cause logique qu’est l’Équité et qui est la cible d’une justice de spectacle, bras droit d’une classe politique corrompue qui ne sait plus ce que fait son bras gauche (policiers et militaires).

Collectif pour une HumanitÉquitable

Adrian D. – Janvier 2008 – suivi du procès contre l’État Français à MONTAUBAN

HISTORIQUE :

Lors d’un fauchage à MARSAT (63), par plus de 800 personnes, de maïs transgénique ou OGM (Organismes Génétiquement Modifiés – baptisés par les scientifiques du joli nom de chimère génétique), Adrian est arrêté par les militaires qui défendaient le champ.

Il est transféré (avec Laurent, un autre faucheur fauché) à la gendarmerie de MARSAT d’où il est déplacé, tel un criminel dangereux, vers la gendarmerie de CLERMOND FERRAND ;

Mis en garde à vue, il sera renvoyé avec Laurent, devant le tribunal correctionnel de RIOM (celui où fut jugé Léon Blum par le gouvernement Pétain) ;

Avant le procès, 4 autres personnes seront mises en cause sur reconnaissance photographique ; ce sont donc 6 prévenus qui se présenteront à RIOM en première instance ;

On trouve, à l’origine de l’essai détruit par les faucheurs et, associée pour l’occasion à la Société Biogemma, la Société Limagrain, 5è semencier mondial, dont le siège est dans le Puy de Dôme ; ces deux sociétés, avec l’appui écrit du Crédit Agricole, a invité (comme à MONTAUBAN le 11 janvier) des exploitants agricoles ‘’pro OGM’’ pour défendre le champ avec des armes (manches de pioche ou de pelle, bâtons, etc…) et aussi, apparemment, pour crever les pneus ou rayer les véhicules des manifestants ;

Au procès de 1ère instance, le tribunal renvoie l’affaire après avoir accepté la comparution volontaires d’environ 200 personnes qui se sont déclarées complices des prévenus ; la Cour d’Appel de RIOM réforma ce jugement et, contre l’esprit de la loi et du droit, elle décida de juger elle-même les prévenus ;

Ce faisant, la Cour enlevait à ces citoyens le droit élémentaire d’exercer un recours contre sa décision (hors la cassation qui n’est prononcée que pour des raisons de forme, jamais de fond) ; il s’agissait, à l’évidence, d’un jugement très politique puisque la Cour refusait également de consulter la Cour de Justice des Communautés Européennes devant laquelle la France est régulièrement condamnée en matière d’OGM ;

Les 6 prévenus seront condamnés le 24 novembre 2005 à des peines exceptionnellement lourdes : 4 mois de prison (avec sursis tout de même) et, au profit de la Société Biogemma, au paiement de la somme de

196 805 €uros de dommages-intérêts (et ce, solidairement, ce qui signifie que chaque personne est responsable du paiement intégral de la somme quel que soit le montant payé par chacune) ;

Mi 2007, les prévenus sont convoqués en gendarmerie pour un prélèvement de salive en vue du fichage de leur ADN (l’élément marqueur qui fait de chaque être humain un être unique) par le FNAEG (Fichier National Automatique des Empreintes Génétiques) ; ils refuseront tous de s’y soumettre, encourant ainsi une peine de 1 an de prison et une amende de 15 000€uros ;

Le 9 novembre 2007, Adrian est convoqué devant le Tribunal de Grande Instance de MONTAUBAN pour répondre de son refus ; il demande et obtient le renvoi de l’affaire au 11 janvier 2008 ;

Le 8 janvier 2008, ne pouvant faire face aux frais d’avocats, il demande l’aide juridictionnelle et choisit un avocat Montalbanais en sollicitant un nouveau renvoi pour préparer sa défense avec lui ; ce renvoi, au 8 février 2008 à 14h, lui sera finalement accordé devant la même Cour ;

Le 11 janvier, jour du procès, la place du Palais de Justice de MONTAUBAN est littéralement occupée par les représentants des gros céréaliers-producteurs de maïs-fourrage (destiné à la nourriture animale) venus du Gers, du Lot et Garonne et du Tarn & Garonne. Très agressifs, ils interdisent l’entrée de la salle d’audience à quiconque leur déplaît (jusques et y compris Adrian) sans qu’aucune intervention d’évacuation policière ne soit demandée par les autorités !

Ils sont à l’origine d’incidents et d’agressions violentes, blessant au visage un sympathisant pacifique.

Ces mêmes exploitants agricoles (aussi appelés chasseurs de primes), sont venus réclamer une punition exemplaire dans une procédure concernant un débat sur les libertés publiques (le prélèvement pour fichage de l’ADN des personnes condamnées – ou soupçonnées – pour des délits mineurs), oubliant la lourde condamnation déjà prononcée contre Adrian à RIOM.

Ce faisant, ils ont clairement démontré que le débat sur les chimères génétiques ou OGM était bien aussi un problème de politique, touchant l’idée même de démocratie et non seulement un problème d’ordre économique.

Le même jour, au plan national, une décision des autorités prévoit une interdiction de semis de chimères génétiques de maïs en 2008 sur tout le territoire.

Pour aller de l’avant…

Dans cette affaire, depuis l’origine des fauchages d’essais de plantes transgéniques (betteraves, maïs ou autres), les citoyens engagés dans ce combat sont guidés par une idée simple :

pas de démocratie possible sans justice !

Si une majorité de personnes (ou une très grande majorité de personnes) s’oppose à des processus économiques ou techniques, au minimum, un moratoire doit être mis en place pour permettre un débat suivi d’une décision éclairée.

Or, toutes les commissions de citoyens qui ont été consultées sur le sujet ont fait apparaître un avis populaire négatif sur les essais transgéniques en plein champ (et à fortiori sur des semis libres généralisés).

Pourtant, les gouvernements successifs ont tous favorisé la position des semenciers allant jusqu’à autoriser, de manière potentiellement criminelle, la mise en culture de milliers d’hectares d’OGM en 2007.

Il faut rappeler avec effroi les décisions des autorités soi-disant politiques et leurs effets sur les affaires de l’amiante, du sang contaminé, de l’ESB (ou maladie de la vache folle), de la fièvre porcine, de la grippe aviaire (sans parler de Tchernobyl !), toutes décisions prises en vue de conforter les seuls intérêts des puissances économiques.

L’absence de débat (et pire, de volonté de débat), l’occultation d’informations, le refus de la transparence, ont conduit un certain nombre de citoyens à s’insurger face à ce défaut majeur de démocratie que représente la dissémination de gènes mutants dans la nature.

Rappelons simplement que la mutation génétique chez l’être humain s’appelle le cancer…

Or, le réchauffement climatique constaté avec ses conséquences incalculables (on peut redouter un processus de glaciation) a amplement démontré que les plus farfelus et inconscients n’étaient pas du coté des citoyens soucieux de l’environnement, mais assurément dans le camp de tous les pouvoirs.

L’évidence qui en découle est que le système de ‘’démocratie’’ représentative (appelée aristocratie par les spécialistes) est un système politique imparfait, inefficace et dangereux écologiquement (donc humainement).

Une grande partie des citoyens qui ont participé aux fauchages (ou les ont soutenus), de même qu’une part croissante des exclus ont décidé de cesser de lutter seulement ‘’contre’’, ils veulent se battre aussi ‘’pour’’.

Dans cet ensemble, il n’est pas besoin de représentants mais d’un esprit animant chacun : Adrian est seulement 1 membre de cet ensemble.

Individu responsable, il est et restera protégé par l’anonymat d’une grande idée : la Justice.

Or, aujourd’hui, le mot ‘’Justice’’ n’a pas le même sens ni les mêmes conséquences pour tout le monde et rien ne permet de justifier cela.

Donc, il est indispensable, pour permettre à la Justice de dominer les rapports des hommes entre eux ou avec la nature de promouvoir un système politique adapté à notre monde et aux urgences qu’il affronte du fait de notre seule espèce.

Dès maintenant, des êtres différents ayant pour seul objectif une Humanité Équitable parce que juste, appellent à une vraie démocratie construite, conformément à sa signification, sur la représentation du peuple par le peuple et dont la nature relève du tirage au sort (‘’le tirage au sort est de la nature de la démocratie’’ nous rappelle Montesquieu).

Ce système devra être proposé pour toutes les structures humaines : du hameau à la nation avec un certain nombre de modalités simples que chacun peut consulter sur humanitequitable.blogspot.com

Nous proposons que des groupes se forment (ou que des groupes existants se transforment) pour travailler ensemble à l’édification paisible et irrépressible de ce système ayant pour base l’Équité et pour but la Justice.

Pour être convaincu de cette évidence, évoquez-en seulement la possibilité auprès d’un élu quelconque et sa réaction agressive vous prouvera combien elle est porteuse de démocratie.

Tirage au Sort

Janvier 2008

Tous les débats tournent autour de ce sujet ; toutes les conversations (de salon ou de bistrot du commerce) s’y rapportent plus ou moins ; toutes les analyses y conduisent ; toutes les bonnes volontés aspirent à résoudre les problèmes qui y sont liés, mais...

... il n’y a rien à faire pour le nommer directement, sans périphrases contournements et contorsions (la preuve !), avec lucidité et objectivité :

notre problème de société humaine est avant tout un problème de pouvoir, de rapport au pouvoir, aux pouvoirs, à notre propre pouvoir.

« Vouloir nous brûle, pouvoir nous détruit mais savoir laisse notre organisme dans un perpétuel état de calme » disait le poète.

Voulant aborder la chose avec humilité mais sans fadeur, avec sobriété mais sans être étriqué, avec, enfin, espoir mais sans pédanterie, j’ai établi un court récit destiné à montrer comment j’ai abouti, avec des petits bouts de sagesse épars, à me forger une opinion sur la solution possible à une très grande partie de nos difficultés présentes (et à venir).

J’ai voulu transmettre ce document à des gens dont j’apprécie l’engagement ou la réflexion (ou les deux) en n’ayant qu’une seule fin : apporter à l’humanité un peu de ce qu’elle m’a donné.

On remarquera que ce texte n’est pas signé car rien de ce qui est collectif ne saurait appartenir en propre à un seul et la contribution au progrès général étant le devoir de chacun, il ne peut être question d’hériter de l’évolution commune comme il devrait être déplacé de percevoir des droits d’auteur sur la nature.

Ce n’est pas parce que je crois en la bonté humaine (dès lors que toutes les conditions requises sont réunies) que je ne suis que naïveté pour autant et mes propos ou propositions ne pourront être récupérés à une autre fin que celle que je poursuis, par quiconque, sans que je le dénonce aussitôt à l’aide de bons et braves originaux datés.

Je n’espère que l’établissement d’un dialogue général à propos de ces projets et escompte que vous pourrez vous en faire l’écho à votre niveau.

Un frère humain vous offre :

Les candidats de l’aléatoire

Qui s’obligerait à tout dire

S’obligerait à ne rien faire

De ce qu’il convient d’interdire

Ou qu’on est obligé de taire.

Tout ça a commencé par une sorte de cheminement dantesque, un chemin où se creusaient de plus en plus de fondrières, à chaque pas, à chaque tour de vis du système...

De la petite maison dans la prairie on allait bientôt passer à la petite prison dans la mairie !

Je n’étais ni ‘’préparé’’ ni surpris, j’étais plutôt incrédule, entre le KO debout et la colère ravalée.

Je savais beaucoup de monde plus malheureux que moi dans l’ensemble mais, comme je n’avais jamais ignoré ni méprisé ceux qui vivaient dans les difficultés depuis leur naissance, j’avais mieux intégré les mécanismes des responsabilités en cascade, des causes véritables et de leurs conséquences, évitables ou non.

Citoyen, je me savais et me sentais responsable de ma situation et des autres dans la limite de mes moyens et de mes erreurs.

Le doute qui avait accompagné mon développement d’homme allait commencer à me jouer quelques tours doucereux de sa façon.

Pensant être utile à mes frères de misère, je rédigeai un texte résumant ma situation pour dire bien haut ce que d’autres avaient trop tendance à cacher ou à refouler.

Dans le sas entre XX et XXIème siècle, une sévère tempête survint qui balaya l’ensemble du territoire français en provoquant des dégâts humains, environnementaux et matériels considérables.

Cette catastrophe écologique en suivait de près une autre, plus circonscrite mais tout aussi dramatique : une énième marée noire à la suite d’un énième naufrage de pétrolier géant.

Dans une tentative de chaos harmonieux, l’usine AZF (soi-disant) sautait en emportant dans les nuages une bonne partie de la ville de TOULOUSE ou, plus exactement, de sa banlieue pauvre.

Ces évènements et leur concomitance m’ont inspiré une réflexion que je me suis empressé de noter à l’attention de tous ceux qui pourraient se sentir concernés.

Démocratie et Technocratie :

A propos des derniers évènements du siècle déjà millénaire (tempêtes, marée noire et catastrophe industrielle de TOULOUSE), on ne peut qu’être confondu par la similitude des attitudes et des réactions des élus en général et de ceux de l’Assemblée Nationale en particulier.

« Plus jamais ça ! » proclament-ils à son de trompe à tous les carrefours ;

« Plus jamais ça ! » affirment-ils sentencieusement à une population médusée, aux oreilles de laquelle résonnent encore ces mots prononcés pour une autre raison quelques mois auparavant.

Ces mots, qu’on sait aujourd’hui vides et creux, ont été martelés par ces même hommes à propos des mêmes compagnies qui affrétaient les mêmes navires aux fins des mêmes profits inhumains !

Ah! la douce musique des mots et les succès faciles qu’elle permet.

Ah! le goût délicat de la victoire électorale qu’on ne doit qu’à l’éloquence, sans avoir eu à agir, à montrer l’exemple de l’abnégation, de la simplicité, du courage, de l’humilité dans l’accomplissement des tâches quotidiennes indispensables à la vie des citoyens.

Toutes ces qualités, si populaires parce que qualifiant le peuple, demandent un tel investissement en temps et en énergie qu’il n’en resterait bientôt plus aux candidats pour faire campagne sur les estrades.

Mais il a d’autres qualités le peuple ; il est bon, il est docile, il est fidèle, il est généreux et pour cela il est respectable et il doit être respecté.

Parce que, le peuple, il peut aussi rêver, espérer, attendre, réclamer, exiger puis se révolter, s’insurger comme le prévoit si bien la déclaration des droits de l’Homme de la Convention qui a éliminé la monarchie pour choisir la démocratie.

Bien sûr, une tempête, une marée noire ou une explosion, c’est imprévisible ; autant que les dégâts sont inchiffrables sur le plan humain.

Imprévisible ? Voire !

  • Imprévisible, enfin, comme la mise en danger d’autrui via l’exploitation, la fabrication et le maniement de produits explosifs en milieu urbain ?
  • Imprévisible, comme le naufrage d’un pétrolier dont toutes les règles et lois du droit, national et international, font obligation à son propriétaire de garantir son état impeccable ?
  • Imprévisible, comme d’importer des produits pétroliers lourds, donc indispensables, pour raffinage à des milliers de kilomètres de l’extraction ?
  • Imprévisible comme les lois qui prévoient à l’avance l’innocence des compagnies armateurs, pourtant seules responsables de l’extraction, du raffinage et de la distribution des carburants ?
  • Imprévisible comme les autres naufrages des autres bateaux aux mêmes endroits avec les mêmes cargaisons et les mêmes conséquences (tellement imprévisible que, d’une fois sur l’autre, on ne vide même pas les cuves de stockage des déchets récupérés à la Rochelle !) ?
  • Imprévisible comme l’augmentation mondiale des faits de tempêtes, que tous les savants sérieux s’accordent à lier à la pollution atmosphérique provoquant le réchauffement de la planète ?

Réchauffement dû principalement à l’émission de pollution en grande partie d’origine... pétrolière !

La boucle serait-elle aussi rapidement bouclée ?

Devrions-nous nous réjouir alors cyniquement de ce que le pétrole, qui souille les côtes atlan-tiques, n’ait pas brûlé, augmentant le risque d’une prochaine tempête, elle aussi imprévisible ?

Imprévisible comme la révolution d’un peuple, dont l’absence de mémoire est mise à profit par l’oligarchie énarchique qui le dirige depuis 1958 – et même bien avant si l’on est honnête – ?

Le message de nos élus, à la suite des futures catastrophes, sera clair et ... prévisible !

o A gauche (celle de la Gironde et du Marais, pas celle des Jacobins) :

  • c’était imprévisible mais vous avez pu constater que tous les responsables ont interrompu leurs vacances (à l’étranger) ;
  • ’’ nous’’ indemniserons, débloquerons une aide d’urgence ;
  • voyez comme nous savons être attentifs aux soucis du peuple ! (quand nous sommes rentrés de nos villégiatures coûteuses et éloignées de cette France si triste en hiver de démocratie) ;
  • voyez comme nous savons être généreux avec ce peuple que nous aimons ! (dont nous aimons surtout les suffrages et l’argent qui nous permettent d’être généreux avant les élections prévisibles et après les catastrophes imprévisibles) ;
  • Votez pour nous !

    • A droite: (oui, celle là !) :

  • ah ! Si nous étions « aux affaires » (expression consacrée)! Tout ça ne se passerait pas comme ça ! Pas comme la dernière fois que c’est arrivé quand nous étions aux affaires en tous cas !
  • il faut privatiser Edf, car seuls des intérêts privés imposeraient à EDF une intervention efficace en cas de destruction du réseau sur 70 départements, et en moins de 48h bien sûr !
  • d’ailleurs, voyez Total, anciennement Société d’Etat (Etat qui vient de privatiser Elf au profit de Total) : c’est une entreprise dorénavant responsable, qui évite à l’avance, par saine gestion libérale d’intérêts privés, tous risques de catastrophes et son cortège de conséquences !!!
  • Votez pour nous !

Mais le peuple, parfois imprévisible lui aussi, finira par répondre, et répond aujourd’hui à ces questions:

  • Qui nous a préparé à ces difficultés ?

  • Qui a géré au jour le jour depuis plus de 40 ans des petit intérêts personnels et mesquins, de grandes écoles en ministères, de coteries en partis ?

  • Qui accepte que les journalistes donnent comme information que c’est l’augmentation de primes des assurés qui financera les indemnisations de la tempête (ou de la marée noire) ?

  • Qui retarde indéfiniment l’enfouissement des lignes électriques et téléphoniques sous prétexte de coût ?

  • Qui tolère et encourage la multiplication des maisons de retraite « privées » qui fonctionnent sans groupe électrogène (jusqu’à la coupure d’électricité) ?

  • Qui concède, ’’ à tour de bras’’, la distribution de l’eau potable à des sociétés privées qui n’ont pas l’obligation d’équiper les châteaux d’eau en groupes électrogènes ?

  • Qui s’abrite derrière des sigles (ORSEC, POLMAR) pour rejeter sur des fonctionnairesdépassés la responsabilité de leur imprévoyance et de leur inconséquence ?

  • Qui évite soigneusement d’éduquer le peuple pour lui enseigner l’acceptation de l’imprévisible ?

  • Qui omet de donner l’exemple du courage et de l’investissement personnel ?

  • Qui s’engage sur des carrières politiques de 30 ans et plus, et paralyse tout le système et l’esprit de la démocratie ?

  • QUI ?

Nos élus d’aujourd’hui !!

Oui, même si nous sommes nous-mêmes responsables de ces choix !

ü Parce qu’on nous ment sans cesse !

ü Parce qu’on ne respecte plus le peuple et que le peuple ne se respecte plus !

ü Parce que, ce qu’on enseigne aujourd’hui, c’est le souci du confort et pas celui de l’effort !

ü Parce que l’on croit gouverner quand on ne fait que garder un troupeau (et la métaphore pourrait être étendue à l’effondrement des clôtures et aux ‘’ chiens de bergers’’) !

ü Parce qu’en faisant croire, que seul compte l’intérêt de chacun, on feint d’oublier qu’il dépend directement de l’intérêt commun, celui de la société toute entière !

Oui ! Messieurs, le peuple réclame maintenant des comptes.

Et il faudra qu’ils soient justes !

Oui ! Messieurs, le peuple exige le respect de la part de ses élus dont la définition en fait avant tout des serviteurs de la nation !

Oui ! Messieurs, les citoyens sont lassés de la confusion permanente que l’élu entretient entre lui-même et sa fonction !

Oui ! Messieurs, le peuple est fatigué de son éternel ouvrage quotidien, de son civisme jamais entretenu, jamais récompensé, de ses efforts toujours jugés insuffisants, de la pauvreté morale dans laquelle on l’entretient !

Nous vous avons élus ? Alors au travail !

Assez de déclarations merdiatiques, faites comme nous, mettez-vous à l’œuvre !

C’est le résultat qui sera votre récompense, pas nos suffrages.

Votre fierté sera dans votre action et plus dans vos titres.

Vous rejoindrez ainsi le peuple dans une même et glorieuse démocratie où plus rien ne vous séparera de l’Utopie que l’action !

A bon entendeur ; Salut!

Le peuple (partiel)

A la suite de cet article, que pensez-vous qu’il arriva ?

De façon tout aussi prévisible qu’une catastrophe écologique ou que l’avènement d’une nouvelle taxe, RIEN, bien entendu.

Alors, effectivement lassé de mes propres jérémiades, j’ai décidé de passer à l’action moi-même et de concocter, tout seul, une nouvelle constitution pour l’humanité toute entière (et plus en tiers).

Tant pis pour tous ceux qui ne m’aiment pas, pour tous ceux qui seront contre, pour tous ceux qui pensaient pouvoir faire mieux et pour les plus nombreux, ceux qui auraient préféré que ce fût eux qui l’eussent proposé.

Mais auparavant, il a fallu quand même de longues années de réflexion et de partage avec des personnes de tous bords.

Dans un premier temps, il fallait remonter aux causes de nos dérives politiques et, dans un second temps, tenter de réfléchir aussi à l’articulation qui permettrait que ces propositions puissent être de ‘’l’utopie en marche’’, c’est-à-dire de l’action vers un but identifié.

Les éléments de l’histoire ne manquaient pas pour alimenter la pensée et je m’en suis servi pour le texte suivant.

VERS UNE NOUVELLE organisation sociale

¤ l’an 217 de la lumière ¤

Avec peine, avec lenteur, la connaissance de l’histoire évolue vers une reconnaissance de l’histoire.

Si tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître que Maximilien Robespierre était bel et bien incorruptible, force est d’accepter également que les hommes, lui compris, sont incorrigibles.

Si Robespierre avait compris que le peuple est le seul souverain possible du peuple, à son époque trouble et troublée, il était passé tout près, mais à côté, de la solution idéale et indispensable pour y parvenir : la représentation du peuple par lui-même.

Seule possibilité sérieuse d’une réelle démocratie, les insurgés (souvent révoltés) de cette épopée révolutionnaire, pensaient l’avoir soutenue, adoptée et même appliquée, tant le régime qu’ils avaient renversé était haïssable à force d’injustice et donc, justement haïssable.

Mais, assoiffés de justice immédiate, voire de désir compréhensible de revanche, insuffisamment avertis de l’histoire des premières démocraties et de leurs hérauts philosophes, ils n’ont pas su, pour certains pas voulu et, pour d’autres, pas pu, mener à son terme logique cette fabuleuse expérience.

Manipulée, instrumentalisée, cette éphémère lumière d’une possible justice n’éclaire plus que des écrans vides où elle n’auréole que des ‘’demi-habiles’’, prétentieux intellectuels sans âme ni courage, laissant, encore et toujours, le peuple dans l’ombre.

On nous rebat les oreilles de la révolution et de ses vains espoirs, de ‘’la déclaration universelle des droits de l’homme’’ (‘’et du citoyen’’ toujours occulté), mais on oublie qu’elles n’ont jamais été respectées, ni dans l’esprit ni dans la lettre.

Incorrigibles les hommes, tels Robespierre qui pensait que le Pouvoir pourrait imposer la raison et qui, en en prenant sa part, perdit sa part de raison.

Incorrigibles les hommes qui, une fois le despote renversé, la monarchie ‘’annulée’’, la république déclarée, omirent d’en assumer la défense en en revendiquant les responsabilités ; tout joyeux à l’idée du bon tour qu’ils avaient joué à la dictature, ils s’empressèrent d’en accepter et d’en subir toutes les autres formes.

Seules, quelques expériences brèves et circonscrites, la Commune de Paris, Makhno à l’Est, Carrare au Sud ou l’héroïque résistance de la guerre d’Espagne, tentèrent d’établir une vraie démocratie, celle, idéale, qui autorise une A-narchie au sens étymologique d’absence de chef.

Mais aucune ne songea à reprendre et à rétablir le système athénien du tirage au sort qui, une fois amélioré, est seul garant d’équité et de démocratie (l’une ne pouvant aller sans l’autre sans faire échouer le système).

Du suffrage censitaire (qui sélectionne le droit de vote ou d’éligibilité selon les revenus) aux scrutins proportionnels, bloqués par les partis politiques, jusqu’au suffrage universel (tellement universel qu’il ne concerne qu’une seule personne en finalité), on nous aura tout vendu sous le nom de démocratie.

Mais, incorrigibles que nous sommes, nous aurons tout accepté sous le prétexte facile ‘’que c’était écrit démocratie sur l’étiquette !’’.

Aujourd’hui, en France comme aux USA ou ailleurs, on a pu voir tout ce qui pouvait cohabiter sous la dénomination de démocratie : une élection truquée à Washington ; à Paris, une assemblée élue par 28% des électeurs qui détient 65% des sièges ; les gouvernements de Londres ou Madrid qui déclarent la guerre contre la volonté de leurs populations et, en Israël, un criminel de guerre, élu démocratiquement, qui enfonce une région et le monde entier dans le sang et la haine (Hitler, faut-il le rappeler, avait été élu démocratiquement, avant de devenir criminel de guerre, il est vrai !).

Mais une démocratie où le peuple se représente lui-même, il n’en est jamais question !

Il n’est donc jamais question de démocratie !

Ici, en réfléchissant à une nouvelle constitution, outil pratique de l’harmonie d’une société imparfaite, des citoyens ont voulu sortir de ce cercle vicieux pour entrer dans un cercle vertueux.

Pas de cette vertu illusoire idéalisée par Robespierre et si chère aux bien-pensants de toutes obédiences, mais une vertu liée et découlant de l’ordre naturel des choses, c’est-à-dire de la nature même des choses.

Ce n’est pas en changeant les personnes au pouvoir que l’on changera le pouvoir des personnes comme le démontre abondamment l’histoire du monde et l’actualité récente (qui se réjouit encore de la destitution du Shah, des Batista et autres Duvallier ou Saddam Hussein ?) ; c’est toujours et encore : ‘’le roi est mort, vive le roi !’’.

NON, définitivement, NON !

Il est indispensable d’empêcher que des personnes succombent à l’inévitable envie de conserver le pouvoir qui leur a été confié.

La solution est simple et tient en deux points principaux :

1) désignation des représentants du peuple (à tous les niveaux) pour moitié par tirage au sort et pour l’autre moitié par le système de désignation décimale ;

2) non rééligibilité au même poste pendant 10 ans minimum ;

On découvrira dans le projet que nous nous proposons d’amender grâce à vos questions, propositions ou réflexions, l’organisation minimale possible pour parvenir à changer durablement le rapport des hommes au pouvoir.

On n’a pas cherché à corriger les hommes mais simplement à supprimer les plus graves conséquences de leurs penchants naturels.

« Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ! »

Sachant cela, il nous a semblé logique, plutôt que d’espérer tous les hommes incorruptibles, de ne leur donner qu’un pouvoir relatif ne les corrompant que relativement, et éphémère ne les corrompant qu’éphémèrement.

En préambule à la publication définitive de ce projet de constitution qui implique et est impliqué par un projet de société, et compte-tenu du long tunnel démocratique qu’ont emprunté les peuples jusqu’ici, il nous a semblé évident autant qu’indispensable de mettre en place à nouveau partout des cahiers de doléances, ouverts à tous et permettant de cerner les souffrances des peuples.

Ouvrir les esprits à la misère du monde pour ne plus commettre les erreurs qui y conduisent, voilà qui nous paraît un projet plein d’espoir généreux et pouvant susciter une motivation joyeuse.

Citoyen ! Particule constituant la société, ton vouloir est individuel

mais ton pouvoir ne peut-être que collectif !

Notre travail est ambitieux ; il sera long ; aussi long que l’humanité, il ne s’arrêtera qu’avec sa disparition.

Mais nous le voulons audacieux, hommage à nos prédécesseurs, parce que, si la révolution n’est qu’un tour sur soi-même, il nous reste l’évolution toujours recommencée, toujours poursuivie vers un bonheur dû par tous à chacun et dont chacun est redevable à tous !

Un nouvel avenir commençait à poindre dans mon pauvre cerveau, fatigué de ces lieux de luttes qui ne sont rien d’autre que des lieux de conséquences.

Une petite musique lancinante taraudait mes petits neurones : comment se pouvait-il que les associations ou structures se disant ‘’alternatives’’ passassent leur temps à appeler à une manifestation (ou à une manifestation) visant toujours à dénoncer (voire seulement critiquer) un mauvais coup du camp d’en face ?

Pourquoi les mêmes ne proposaient-ils apparemment jamais rien de concret en dehors d’une manifestation (ou d’une manifestation) ?

« Défiler ’’Bastille-Nation’’ /

Quand mes frangins crèvent en prison /

Ça donne une bonne conscience aux cons /

Aux nez d’bœufs et aux pousse-mégot /

Qui foutent ma révolte au tombeau... »1

En vue de fédérer sur le plan national les réflexions et les initiatives de diverses personnalités et structures, celles-ci ont créé l’association ATTAC. 2

Le succès rencontré au départ par cette initiative a démontré que l’idée était bonne.

Hélas, localement, ce collectif, au lieu de fédérer les réflexions et les initiatives des représentations locales des fondateurs, a perdu son temps et son dynamisme à reconstituer et structurer sans fin de nouveaux collectifs pour chaque action et pour chaque occasion (un collectif contre les OGM, un contre les déchets nucléaires, un contre les réformes de la gauche, un contre les réformes de la droite, un contre le référendum, etc., etc., etc.).

En reproduisant bien sûr au passage et à l’infini les dissensions et les oppositions qu’on avait eu tant de mal à mettre de coté pour lancer la structure d’origine.

Vidée ainsi par ses partisans et ses adhérents de sa substance, ATTAC n’était plus qu’une association supplémentaire où évoluaient, selon le sujet, tantôt des syndicalistes, tantôt des spécialistes, tantôt des alternatifs, évitant soigneusement de se retrouver ensemble, souvent uniquement soucieux d’obtenir une subvention de plus imposée par les frais de cette nouvelle structure.

Kafka, au secours !

Par ailleurs, pourquoi les critiques ou les propositions dont étaient intégralement remplis les journaux ‘’engagés’’ étaient-elles toujours celles d’une alternance déjà plusieurs fois tentée, sans succès aucun ?

Allions-nous un jour cesser de répondre aux questions que veulent bien nous poser nos adversaires (ou leurs théories) et énoncer enfin nos propres questions aux réponses desquelles nous emploierions notre énergie ?

Comme si les idées, telles des papillons, se consumaient en s’approchant de l’aveuglante et brûlante vérité.

Comme si les intellectuels, lassés de fournir des théories aux politiciens qui les réduisaient systématiquement en charpie, avaient décidé qu’il était moins fatiguant de changer de politiciens que de changer de théories et, pendant qu’ils s’y trouvaient, de remplacer eux-mêmes les politiciens en question.

Sans répondre vraiment à toutes ces questions, je les avais posées à chaque occasion à mes interlocuteurs des ‘‘forces de progrès’’, sous forme écrite pour leur laisser le temps d’y répondre tranquillement.

1 Renaud « Où c’est qu’jai mis mon flingue ? »

2 Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens


Mais mes questions vers l’extérieur restaient sans réponses, donnant de moi une image de farfelu, tantôt sympathique, tantôt pénible.

Il fallait que je poursuive mes recherches et mes réflexions.

Pourquoi, depuis tous ces siècles passés à philosopher (s’approcher de la sagesse), l’homme en est-il toujours à errer d’un crime à l’autre, se vengeant sur la nature de ce que des hommes lui ont fait ou sur des hommes de ce que la nature lui a légué ?

« Depuis six mille ans, la guerre plaît aux peuples querelleurs,

Et Dieu perd son temps à faire et les oiseaux et les fleurs ;

Et ceci, pour des altesses, qui, vous à peine enterrés,

Se feront des politesses tandis que vous pourrirez !

Il y a certes, en nous, des instincts animaux potentiellement dangereux pour nos propres frères mais nous avons témoigné, par la simple augmentation de la population humaine, que prédominaient dans notre espèce la générosité, le souci de l’autre et l’esprit de sacrifice (sans aucune référence chrétienne).

Hélas, nous n’avons cessé, nous ne cessons d’oublier le poids de notre culture (au sens très large), de notre éducation, de l’environnement que nous avons ou que nous avons bâti (ah ! extraordinaire ‘’habitus’’ de Pierre Bourdieu).

Essayons, comme le proposait dit Blaise Pascal, de remonter le temps pour comprendre la tradition.

Tous les hommes se valent-ils ?

Il n’y a pas de négrier, de salaud, de raciste, d’assassin, de nazi : il y en a le potentiel en chacun.

La cause n’en n’est pas une lutte incessante contre le mal, qui nous dominerait dès que baisserait notre vigilance, mais plutôt une pente que les circonstances, associées à notre nature, accentuent jusqu’à la rendre parfois irrésistible.

Mais pas toujours…

Il y a eu des négriers abolitionnistes, des salauds au grand cœur, des racistes sauveurs d’algériens, des assassins qui se rachètent ou des nazis qui ont protégé des juifs, des tziganes ou des communistes ; eh! oui ! et il y en aura toujours.

C’est pour cela que tout paraît si compliqué et incorrigible : l’homme reste Janus, l’être aux multiples visages de circonstances.

Ce n’est pas le bien qui vainc le mal ou le mal qui triomphe du bien, c’est un mélange presque indicible qui conduit, jour après jour, heure après heure, chacun vers une attitude, toujours provisoire, qui sera estimée (ou jugée), par d’autres, en fonction de circonstances du moment (ce qui réserve quelques surprises).

Notre vigilance doit donc également reposer, en plus de la morale partagée, sur l’histoire et le présent.

Aimer, chercher et dire la vérité demeure le seul remède efficace.

L’homme, le pouvoir et les règles…

Avec le pouvoir, plus de liberté, plus de vérité, plus de responsabilité ;

Sans règles, plus d’organisation et plus de société possibles ;

Toute la question est là !

Et toutes les réponses ont été jusqu’à présent fausses.

Pour tenter d’apprivoiser le pouvoir, on s’est dit : comme pour l’alcool : « puisque le pouvoir est potentiellement dangereux, ‘’il n’y a qu’à’’ » :

ó ‘’il n’y a qu’à’’... le limiter dans le temps en organisant de fréquentes consultations d’électeurs destinées à le valider régulièrement1 ;

Mais les réponses-dérives ont surgit, nombreuses et violentes :

  • Les candidats ont été sélectionnés (après s’être auto-sélectionnés), par l’ENA ou les partis qui leur offrent une investiture ;
  • L’argent a été utilisé pour fausser (en les achetant ou autrement) les élections ;
  • Les candidats non conventionnels ont été étouffés (au sens propre parfois mais au sens figuré, toujours) ;
  • Les consultations ont été, à dessein, passionnées (à défaut d’être passionnantes) avec des thèmes publicitaires et de propagande2 (par exemple, la sécurité – intérieure ou extérieure) ;
  • Les enjeux ont été trafiqués, masqués pour faire comprendre à une bonne moitié des électeurs que voter ne changeait rien, rendant plus simples et moins coûteuses les manipulations nécessaires.

ó ‘’il n’y a qu’à’’... le limiter dans son étendue en multipliant les niveaux de pouvoirs et les postes (comme à l’armée) ;

  • Les partis se sont organisés aussi subtilement pour les scrutins majoritaires que proportionnels ou même mitigés : les investitures officielles ont permis de maintenir la concentration finale réelle des pouvoirs ;
  • Les conjoints, copains, hommes de paille se sont multipliés pour occuper le terrain et empêcher la concurrence ;
  • Les réseaux d’intérêts (corporatistes ou locaux) se sont épanouis spontanément et l’on a pu voir tel adversaire national ‘’pactiser’’ localement avec l’ennemi (provisoirement ou durablement) ;
  • Des pressions s’exercent des ‘’grands’’ pouvoirs sur les ‘’petits’’ (Sénat sur les Conseils Généraux, Conseils Généraux sur les communes, préfectures sur Syndicats intercommunaux etc.).

ó ‘’il n’y a qu’à’’... insister sur l’alternance toujours possible ;

  • Là encore, les grandes écoles – ENA, Polytechniques, Mines, HEC, Sciences Po., etc. – (dans leur fonctionnement instinctif, pas dans leur objet) ont joué leur rôle naturel : créer et maintenir des réseaux qui, dans des partis qui s’opposent en apparence, continuent à chapeauter au initier des politiques favorables à leurs seuls intérêts (maintenant logiquement en cela les réseaux de l’élite que ces établissements souhaitent continuer de représenter).

1 on a même été jusqu’à qualifier ce système de démocratique !

2 c’est si souvent la même chose ; il suffit de relire ‘’Mein Kampf’’ pour avoir les clefs de la pub.

A propos des règles :

On nous a toujours maintenus dans l’illusion que si les règles étaient votées par nos représentants, elles ne pouvaient qu’être le reflet de nos plus profonds désirs et que ces choix étaient par conséquent les nôtres.

Comme le disait un journaliste convaincu d’énoncer une vérité première : « ça intéresse forcément les gens puisque c’est dans le journal ! ».

Il est ressassé qu’une société sans règles conduit à la pagaille1 et interdit tout progrès.

ü nous reconnaissons tous que nous acceptons des règles à tous les niveaux (quand nous ne nous les imposons pas à nous mêmes) ;

ü nous pouvons avoir besoin d’horloges pour pouvoir nous rencontrer en même temps au même endroit ;

ü nous trouvons normal que les lignes de train ou de métro suivent un itinéraire et un horaire établis à l’avance ;

ü nous sommes satisfaits et rassurés que nos enfants soient accueillis à leur arrivée dans les établissements scolaires ;

ü nous préférons que les médecins aient fait une formation reconnue et partout identique ;

ü il nous paraît évident que les magasins ne modifient pas leurs horaires d’un jour sur l’autre et que notre habitation reste accessible même si la route est coupée par des travaux.

Tous ces exemples, qui pourraient être multipliés à l’infini, prouvent que des règles sont indispensables non seulement pour qu’un groupement d’êtres puissent former une société, mais surtout pour que l’individu continue à être respecté au sein de la dite société.

Alors, s’il faut des règles, il faut bien des gens pour les faire respecter.

Et si des gens sont choisis pour créer des règles et/ou pour les faire respecter, ils possèdent , pour un temps et dans ce domaine précis, un pouvoir évident.

On ne peut donc pas en sortir !

Et pourtant, c’est si simple et si facile à mettre en œuvre.

Certains tenants de l’anarchisme théorique nous disent : « Il n’est pas nécessaire que l’on me dise de respecter des règles essentielles ; je suis assez grand pour les respecter tout seul ! »

Oui, sans doute, mais de quelle règle parlons-nous ?

Prenons l’exemple tout bête de la priorité routière à un carrefour (sans prendre garde qu’elle soit à droite ou à gauche)2 :

  • Jean arrive à une intersection en même temps qu’un autre véhicule et il est en retard à un rendez-vous important ; il se sent fondé en conscience à passer le premier car il a,

lui semble-t-il, une bonne raison pour cela ;

  • André, son frère roulant, quant à lui, conduit son fils à un examen important et il lui paraît tout aussi justifié d’être prioritaire.

Qui les départagera ?

La règle ou la loi ou l’obligation ou la signalisation (les noms diffèrent mais le but est le même) ?

Ajoutons que les deux compères sont également anarchistes et respectueux ; il faudra bien trancher.

1 pagaille qu’un raccourci propagandiste de langage nous a habitué à confondre avec l’anarchie (absence de chef).

2 quelle que soit le mode de déplacement ; cet exemple est transposable à pieds, en vélo ou à cheval.

Maintenant, est-il pour autant nécessaire que quelqu’un soit désigné pour décider de la priorité et ne peuvent-ils s’entendre entre gens concernés ?

Dans un exemple à deux partenaires peut-être (et ce n’est pas sûr), mais au delà, l’anarchie virerait immanquablement à la pagaille.

Mais, me direz-vous, le choix du coté préférentiel pourrait parfaitement être tiré au sort ; point n’est besoin de législateurs élus ou de maréchaussée armée jusqu’aux dents.

Nous y venons doucement.

Il est clair que le pouvoir, quelle que soit sa forme, est ou dépravant ou déviant, ou encore, devient corrupteur.

Il est tout aussi lumineux que des règles sont nécessaires à l’organisation ou au maintien d’une vie en société, si ce n’est harmonieuse, disons au moins paisible.

Où est la clef ?

Elle est dans la fin de la confusion entre le titre et la fonction, entre la responsabilité et le responsable.

Un individu peut être placé dans la position de prendre une décision qui soit imposée à d’autres sans pour cela détenir un pouvoir sur autre chose, ou sur ce sujet, ou même pour l’avenir ; il a pris une décision respectable, acceptée par les autres ?

A ces derniers de la respecter.

Une chose est de proposer, une autre de décider, une autre encore, d’utiliser le respect des gens pour un thème donné à des fins d’autorité sur ces mêmes personnes.

Obtempérer ne signifie pas obéir ; accepter ne veut pas dire respecter ; reconnaître une autorité sur un quelconque sujet n’induit pas de renoncer à son indépendance ou à son libre arbitre ; enfin, accepter des règles dans une société n’emporte pas l’abandon de son esprit critique.

On peut admettre une règle ou une décision sans pour autant avoir à se prosterner devant celui qui l’énonce ou qui la rappelle ; respecter le but de la vie en commun n’entraîne pas de facto le respect du responsable chargé de l’émission ou du rappel des conditions nécessaires (en plein accord sur ce point avec Alain in. « Propos sur le pouvoir »).

Poursuivant sur ma lancée, je continuais à suer sur les autres causes de nos maux afin, en les mettant en mots, de faire émerger les prémisses de solutions politiques applicables.

Hélas, le verbe a tant perdu de terrain par rapport à l’image qu’il est extrêmement difficile de faire admettre à nos ‘’alternatifs’’ qu’il demeure malgré cela l’outil essentiel de l’évolution, le drapeau qui précède obligatoirement les victoires, mais aussi le moteur de nos défaites lorsqu’il est négligé ou ‘’humilié’’ (selon la formule de Jacques Ellul).

Ce n’était pas une raison pour ne pas essayer et, à tous ceux qui me répètent inlassablement qu’il faudra des années et des années, je continue de dire têtu : « plus tôt nous commencerons, plus tôt nous obtiendrons des résultats ! ».

Réflexion sur l’ordre des choses

Plus notre connaissance grandit, plus nous acquérons la capacité à remarquer ce qui cloche.

Mais, ce qui cloche pour nous n’est pas obligatoirement une anomalie douteuse ou une dérive dangereuse pour les autres.

Notre capacité à influer sur la marche d’un monde devant accueillir des humains dépend de notre capacité à définir des priorités universelles ; sans quoi, des priorités ici seront ou deviendront des contraintes insupportables là-bas.

Les quelques siècles passés permettent sans doute d’avancer deux données pertinentes :

-1- sans un environnement sain, pas de vie (avec un sous-principe : sans un environnement sain pour l’humain, pas de vie humaine) ;

-2- en plus de son environnement (mais en étroite corrélation avec lui), la vie humaine nécessite la satisfaction de besoins essentiels : se nourrir (liquide et solide), s’abriter (y compris pour dormir), se reproduire (avec un sous-principe : aucun aménagement ou progrès ne saurait être possible sans la satisfaction durable de ces nécessités).

Si le second point peut prétendre, chez les hommes de bonne foi, à l’universalité, le premier pourrait être bien ou mal débattu :

  • qu’est-ce que l’environnement (naturel ou recréé ? synthétique ou d’origine ? évolutif ou éternel ? limité ou accessible ? etc.) ?
  • qu’est-ce qu’un environnement sain pour l’homme (est-il utile à l’homme d’accéder aux eaux salées, à l’espace, aux glaciers, aux sous-sols) ?
  • enfin, certaines parties de l’environnement peuvent-elles (ou doivent-elles) disparaître pour permettre la vie humaine (les espèces végétales ou animales, dont se nourrit l’homme, le bois de construction ou de chauffage, les variétés sauvages qui occupent l’espace agraire – les ronces, orties, lierres, guis, etc. – les poissons des rivières, les oiseaux mais aussi les vers de terre dérangés par notre circulation ou les milliards d’insectes détruits par nos feux, nos travaux, nos déplacements, par notre existence même) ?

La réponse à ces questions tient souvent d’un déterminisme laconique :

‘’ Tout est une question d’équilibre’’

Pourquoi pas ?

Mais la notion d’équilibre n’est-elle pas définissable comme étant une situation intermédiaire entre deux déséquilibres ?

Nous voici revenus à l’obligation de connaissance et donc à la nécessité du débat sur les priorités.

En effet, sans débat, il n’est pas moyen de parvenir à un accord (qu’il soit consensuel ou de compromis) de type ‘’gagnant – gagnant’’.

Or, il ne devrait échapper à personne que, pour que l’Homme, en tant qu’espèce, sorte gagnant de ces épreuves, il n’est pas possible que certains gagnent pendant que d’autres perdent puisque, justement, tous sont des Hommes.


Il n’était pas envisageable de rentrer dans la proposition majeure de ce court essai sans avoir regardé, même superficiellement, la notion de Tirage au Sort.

Un auteur incongru (Roger de Sizif – douce allusion à l’utopie) a déjà entrepris d’étudier l’opportunité d’une telle mesure (La Stochocratie – édition Les Belles Lettres) mais sur un ton quelque peu polémique et sans paraître toujours croire lui-même au bien fondé de ces modifications pourtant essentielles.

De plus, il n’en a pas profité pour remettre sérieusement en question le cadre du système; en effet, pour lui, le Tirage au Sort ne servirait qu’à mettre dans les mêmes fonctions qu’actuellement, avec les mêmes pouvoirs, des gens qui, selon lui, seraient devenus brutalement vertueux par l’effet du hasard.

De nombreuses critiques m’ont déjà été opposées lorsque je tenais ces propos et mon discours aurait peu d’avenir si je ne les prenais pas en compte pour les réfuter ou pour faire évoluer cette théorie.

Celle-ci ne demande qu’à être nourrie d’échanges pour s’élever (au sens où on devrait l’entendre pour les enfants), pour germer dans la réflexion des gens avant de s’épanouir dans leur cœur.

L’argument le plus fréquemment utilisé par mes contradicteurs (après que celui selon lequel un escroc pourrait être choisi par ce moyen fût platement écrasé d’un « Oui, effectivement, ça ne changerait pas grand chose ! ») était celui selon lequel le Tirage au Sort ne respectait ni le libre choix des individus, ni leur compétences ou leur mérite.

Tentons quelques éclaircissements d’inspiration philosophique sur ce thème.

Le Tirage au sort :

¤ Compétences ¤ Choix ¤ Obligations ¤

1) celui qui apprend la médecine (et en a donc les compétences) n’a pas forcément fait le choix d’exercer ni celui de subir l’obligation de tenir des permanences la nuit ;

2) celui qui se trouve dans l’obligation de faire quelque chose qu’il n’a pas choisi (absence de formation), peut devenir compétent dans ce domaine et choisir, ou non, de continuer cette activité ;

3) celui qui a choisi de faire quelque chose qui lui plaisait (artiste par exemple), peut découvrir que les obligations liées à ce métier sont insupportables (travailler le soir, être remis en cause par le public, se produire dans des endroits désagréables) ou que des compétences lui manquent (le pianiste qui ne connaît pas le solfège est handicapé pour lire les partitions) ;

Les exemples sont innombrables des ressources dont dispose l’homme pour s’adapter.

En aucun cas, Le Tirage au Sort ne remet en cause la nécessité des compétences pour exercer une responsabilité ni même le recours à ces compétences : celui qui est désigné par le sort a simplement la responsabilité de rechercher les compétences nécessaires à l’exécution de la tâche qui lui est dévolue (dans la mesure où il ne les possède pas lui-même) ; il n’a que la responsabilité de l’aboutissement de la tâche, pas son exécution directe.

On peut citer l’exemple célèbre, et communément accepté, des jurés d’assises mais on peut montrer d’autres exemples où le Tirage au Sort est pratiqué avec ou sans le consentement des individus :

ü être parent est une activité ''tirée au sort'' (lourde et à plein temps) qui, si elle semble choisie, n’en dépasse pas moins les compétences de tous ceux qui s’y sont trouvés confrontés (il faut être un peu médecin, un peu instituteur, un peu psychiatre, un peu gendarme et beaucoup résistant) ;

ü lorsqu’un pompier (même en civil) est le premier témoin d’un accident, la réglementation, l’usage, l’expérience et la raison le désignent ''tiré au sort'' pour diriger les premières actions des secours (quelque soit le grade de celui qui les dirige ensuite) ;

ü toutes les personnes auxquelles il est demandé une intervention imprévisible ou une aide inopinée sont dans la situation d’un ''tiré au sort'' : il leur appartient, pour un temps généralement très court, de décider de la marche à suivre. Le plus souvent le ‘’responsable provisoire’’ se contentera d’appeler une autre personne (''tirée au sort'' à son tour) apparemment plus compétente pour faire face à la situation (un médecin, un policier, un ‘’plus fort’’…) ;

ü lorsque quelqu’un rencontre un problème dont la résolution est hors de ses compétences, il est, en quelque sorte, ''tiré au sort par le sort’’ et doit trouver des solutions qu’il ne connaît évidemment pas, mais qu’il trouve en général, motivé par sa survie ou ses envies (le recours à une ou des aides externes est le cas le plus fréquent : un médecin pour les maux du corps, un avocat pour les maux de la société, un artisan pour les maux de la maison, un dictionnaire pour les mots tout court) ;

C’est un peu court, jeune homme mais au prochain essai on fera mieux !

Petite aide du temps passé :

Ø « Le gouvernement rÉpublicain est celui où le peuple en corps, ou une partie du peuple, a la souveraine puissance ;

- dans une république, si le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une dÉmocratie (le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie) ;

- si la puissance est entre les mains d’une partie du peuple, c’est une aristocratie (le suffrage par le choix est de la nature de l’aristocratie) ;

Ø Le tirage au sort est une façon d’élire qui n’afflige personne ; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » (Montesquieu)

À Athènes, on nommera par choix aux emplois militaires et les sénateurs et les juges seront tirés au sort. (Solon)

« Le parlementarisme ? Il n’a pas donné une seule chose de bonne ! » (Gandhi)

Après avoir beaucoup raturé, gommé, recopié, hésité, j’en arrive à proposer une première version qui vaut ce qu’elle vaut mais dont j’espère qu’elle permettra de lancer un débat ou un dialogue avec les hommes de bonne volonté.

Voici donc, sous les feux de la rampe médiatique ou, de préférence, populaire, la substantifique moelle d’une théorie qui pourrait bien, comme le disait Jean-Jacques Rousseau en 1780, à propos de la Corse, nous réserver quelques surprises.

Décrochez-vous bien, ça va balancer !

Oui ! décrochez-vous de vos idées toutes faites, du cadre (selon Noam Chomsky) que vous a imposé le système actuel et de la docilité passive qu’il tend à engendrer au profit des dominants.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Projet de nouvelle organisation sociale

Au regard de la situation sociale et économique universelle, certains penseront de bonne foi trouver des lois pour contrebalancer les problèmes de la société ; mais des lois nouvelles à l’intérieur d’un cadre inchangé et dépassé ne peuvent rien.

Notre pensée doit se tourner uniquement vers le cœur des hommes qui se savent parties d’un vaste système qui les inclue et les dépasse.

Ne mettons pas d’œillères lorsqu’il s’agit de décortiquer le système actuel, mais découvrons-en justement toute les utopies encore possibles.

L’objectif n’est pas de corriger les anciennes constitutions ni même les différents codes de lois mais d’établir une base de principes incontournables.

Art. 1 – La Justice est la Loi ; elle découle des vérités connues et devra être modifiée selon les vérités à venir.

Art. 2 – Son but est la protection et la conservation harmonieuse de la planète et de ceux qu’elle accueille.

Art. 3 – Ce but consiste en ces alinéas :

a) les besoins fondamentaux satisfaits (se nourrir, s’abriter, se reproduire) ;

b) la dignité ;

c) la paix ;

d) la liberté de décider pour soi-même sans nuire à d’autres ;

Art. 4 – La justice a pour clef de voûte la vérité et toute loi ou décision, locale, nationale ou universelle, sera vérifiée sur sa constitutionnalité au regard de l’Art. 1 ; toute loi ou décision antérieure, présente ou future pourra être déclarée nulle pour fausseté prouvée, étant en cela injuste.

Art. 5 – Pour une saine consultation des citoyens, il sera procédé à la mise en place de cahiers permanents de doléances, dans tous les lieux publics de responsabilité, lesquelles doléances seront soigneusement analysées et classées. Le temps nécessaire doit être pris pour apporter réponse (à défaut de satisfaction) à toute demande d’un citoyen.

Art. 6 – Il sera procédé à la création d’une assemblée constituée de deux hémicycles, l’un dit de reprÉsentativité dÉcimale, le second dit de reprÉsentativité alÉatoire :

6)-1- il sera procédé au choix des représentants du premier hémicycle, à raison de un (1) représentant par million ou partie de million d’habitants recensés ;

Au niveau local, dans des assemblées de 10 personnes réunies selon leur adresse, sera désigné un représentant pour dix ou ‘’représentant de dizaine’’, qui, réuni à 9 autres, désignera un ‘’représentant de centaine’’ et ainsi de suite, par assemblées successives de 10 représentants, jusqu’au représentant final dit ‘’de million’’.

  • 6)-1-2- ces groupes de dix sont constitués par tirage au sort selon le lieu de résidence en France, depuis un an ou plus, dans un hameau – lieu-dit – rue – quartier – arrondissement – commune – canton – district – département – région (y compris foyers, casernes, centre de rétention provisoire et toute résidence occupée pour deux ans ou plus) parmi les habitants de 12 ans ou plus, quelle que soit leur origine à la date de la première consultation.

  • 6)-1-3- chaque membre de groupe de dix est susceptible d’être désigné par la majorité du groupe ou par tirage au sort comme représentant au groupe de niveau suivant.

  • 6)-1-4- la durée du mandat est de deux ans, renouvelable, après une période de

10 ans sans mandat d’aucune sorte.

  • 6)-1-5- les citoyens ainsi désignés sont indemnisés par l’Etat à exacte concurrence de leur revenu du moment, tous frais pris en charge ; ils sont réintégrés dans leur occupation précédente le 1er février qui suit la fin du mandat, le mois de janvier leur étant dû comme congé, ainsi que deux semaines par trimestre et les deux derniers jours de la semaine pendant toute la durée de leur mandat.

§ 6)-1-6- 5 niveaux seulement sépareront ainsi le groupe de base des représentants de million.

6)-2- il sera procédé au choix des représentants du second hémicycle, à raison de un (1) représentant par million ou partie de million d’habitants recensés suivant les modalités suivantes :

§ 6)-2-1- cette assemblée est constituée de citoyens de plus de 12 ans désignés par tirage au sort sur les listes départementales du recensement de la population effectué à cet effet (un seul forfait sera accepté, pour cause médicale exclusivement) ;

§ 6)-2-2- le seul critère retenu pour cette désignation est de résider en France ou à l’adresse relevée depuis un an ou plus lors du recensement [ou pour deux an ou plus pour les catégories de citoyens décrits au 6)-1-2-] ;

§ 6)-2-3- le mandat est de deux ans en chevauchement du mandat des représentants de dizaine ;

ü Par exception, les deux premiers hémicycles seront désignés en même temps, le premier pour trois ans et le second pour deux ans.

§ 6)-2-4- le mandat est renouvelable après une période de 10 ans sans mandat d’aucune sorte ;

§ 6)-2-5- le tirage au sort se fait en septembre, permettant une formation/information d’un trimestre en accompagnement de l’élu précédent dont le départ a lieu en janvier suivant ;

§ 6)-2-6- les citoyens ainsi désignés sont indemnisés par l’Etat à exacte concurrence de leur revenu du moment, tous frais pris en charge ; ils sont réintégrés dans leur occupation précédente le 1er février qui suit la fin du mandat, le mois de janvier leur étant dû comme congé, ainsi que deux semaines par trimestre et les deux derniers jours de la semaine pendant toute la durée de leur mandat.

Art. 7 – Il sera procédé de même pour toutes les institutions où la représentation de chacun est nécessaire au bon fonctionnement d’une société harmonieuse, c’est-à-dire partout où les hommes éprouveront le besoin ou la nécessité de se regrouper : Régions, Départements, Communes, Associations, Entreprises, Administrations, etc.

Art. 8 – Les lois sont votées par les deux hémicycles, à la majorité simple (les majorités sont celles des membres désignés et non celles des membres présents – la présence aux sessions est obligatoire sauf raisons médicales).

Art. 9 – Une majorité des trois quarts des deux hémicycles est nécessaire pour se prononcer sur une modification des textes de la constitution ou pour les modifier.

Art. 10 – Les responsables de la mise en œuvre des décisions des hémicycles sont choisis pour leur bon sens, leurs compétences et leur motivation à servir la collectivité : leur responsabilité est leur dignité :

§ 10)-1- ils sont placés sous la veille attentive de la commission, issue des hémicycles, en charge de l’action donnée et de quiconque voudra en suivre et/ou veiller sur les débats.

Leurs fonctions ne seront suspendues ou interrompues que sur proposition de la commission dont ils relèvent, proposition sanctionnée par une décision des hémicycles, après enquête si nécessaire ;

  • 10)-2- par la suite, toute doléance ou interrogation d’un citoyen concernant le fonctionnement de la société ou du monde recevra une réponse, au cours d’une réunion de son groupe de dix, et ce, dans le délai de deux mois après sa formulation.

§ 10)-3- jamais les citoyens ou leurs représentants désignés ne devront se prévaloir des textes pour conserver ou maintenir une situation clairement injuste et toute leur énergie devra s’employer à la disparition de cette injustice, y compris si cela entraîne la modification des présents textes qui n’ont de définitif que la soif de justice universelle de leurs auteurs, eux-mêmes passagers de notre infini.

Art. 11 – En vertu de quoi, l’assemblée des hommes affirme solennellement que l’univers appartient à ceux qui veulent le sauvegarder harmonieusement et qui le protègent activement.

Simple, non ?

Placez-vous dans un état d’esprit ouvert, sans à-priori, étudiez ce texte sans crainte puisque son avenir dépend entièrement de vous, mais surtout, essayez de vous mettre vous-mêmes en scène pour en découvrir les failles éventuelles et les corrections encore nécessaires.

Voyez-vous, au passage, que ce projet bénéficie dès le départ de deux atouts considérables ?

1) c’est une exception rare et rassurante que la (les) personne qui apporte une idée ne puisse pas en être directement bénéficiaire ni même soupçonnée d’y trouver intérêt ;

2) aucun citoyen ne peut critiquer la désignation par le sort d’un autre des membres de la société dont il fait partie sans se remettre lui-même en cause aussitôt, puisque, tout aussi bien, il aurait pu l’être également..


Bien sûr, attentifs et exigeants comme tout bon citoyen se doit dorénavant de l’être, vous vous êtes dit : « c’est bien joli tout ça mais on ne fait pas de bonne réforme sans un petit peu d’organisation ni sans les faire accepter par le peuple avant ; où donc est le sirop pour faire passer tout ça ? »

Excellente réflexion ; je vois avec plaisir que vos réflexes ne sont pas trop émoussés (réflexes et réflexion côte à côte, ça fait drôle, non ?).

Plusieurs questions se posent donc encore :

ü comment être sûr que cela puisse fonctionner dans la durée sans conduire à la sauvegarde (naturelle) des intérêts individuels de chacun par chacun au mépris de l’intérêt commun ?

ü comment rendre cette utopie efficiente en terme de démocratie et en terme d’économie (du grec : administration de la maison) ?

ü que faire pour faire accepter ces modifications énormes par les moins enclins à les étudier, c’est à dire par les élus en place avant les modifications ?

En effet, il convient de prévoir les difficultés (telles que le flottement inhérent à chaque situation nouvelle) que l’on pourrait avoir tendance à qualifier de pagaille, difficultés engendrées par un mode de fonctionnement peut-être novateur mais déroutant, au moins au début.

Ensuite, il faudra s’assurer que, la première surprise passée (ou partie), on ne retrouve pas une autre espèce de dominant ayant chassé l’autre.

Enfin, il faut, dès maintenant, proposer des pistes à explorer ou à emprunter pour conserver la part utile du dynamisme de notre société de consommation ; en gros : l’émulation sans la compétition, le commerce sans la spéculation, l’échange sans l’exploitation, la curiosité sans les transports, etc., en bref, une vie où l’important ne serait plus le but mais le voyage.

J’ai envisagé, comme les premières critiques ne manqueront pas de le souligner, un brusque ralentissement de l’activité (que d’aucuns baptiseront blocage) qu’elle soit administrative (lois, réglementation, etc.), économique (échanges avec l’extérieur, balance des paiements, crédits internationaux, activité industrielle mais aussi agricole – approvisionnements, alimentation – , etc.) et même humaine (déplacements plus difficiles, activité citoyenne plus prenante, polémiques plus fréquentes avec des gens plus proches, etc.).

Après l’avoir redouté, je me suis rendu compte doucement que ce blocage pourrait bien représenter le principal intérêt du nouveau système politique proposé.

Pour information, chaque année, peu ou prou, 1.500 (mille cinq cents) textes législatifs sont proposés discutés ou votés ; 13.000 (treize mille) textes remplissent nos codes quand pas même 300 (trois cents) sont régulièrement utilisés ; plus de 100.000 (cent mille) décrets ou procédures internes d’application envahissent les administrations.

Je ne suis pas sûr qu’un net ralentissement dans ces divers domaines (voire même un ralentissement très important) soit de nature à nous faire reculer.

Au contraire !

Or, donc, voici une recette pour réussir l’organisation de la partie la plus subtile et la plus importante du projet : faire que les gens se rencontrent, se parlent et, élément primordial au maintien et au développement d’un sentiment d’unité, s’écoutent en se respectant, avant, un jour prochain, de se respecter en s’écoutant.

Le débat

I en quoi est-il nÉcessaire ?

Dès lors que deux êtres semblables (voire très proches) sont en contact (et cela de toute éternité), les conditions du débat sont réunies ; toutes les espèces y ayant eu recours ont amélioré leurs relations et créé des évolutions de toutes natures.

Le débat est source de partage : chacun indique à l’autre (même sans volonté de rien lui offrir) le chemin qu’il a suivi et peut décrire les difficultés rencontrées ; chacun se raconte en transmettant son expérience (même par vantardise ou désir de domination) ; chacun peut, durant l’échange, vivre une autre vie que la sienne, se sentir être plus, être mieux.

Le débat est source d’enrichissement : chacun peut s’approprier une part de l’expérience de l‘autre, se développer et s’élever ainsi au dessus de sa précédente condition ; en se reconnaissant en partie dans l’autre, il se connaît ou se découvre en partie – ‘’mieux se connaître, c’est mieux se porter’’ dit le proverbe - ; chacun tire avantage pour lui d’éviter les pièges montrés par l’autre ; enfin, au sommet de l’échange peut se trouver l’union, qui multiplie les êtres dans leurs capacités à créer pour vivre.

II en quoi est-il possible ?

En apparence, tout s’oppose à la possibilité du débat : chacun parle une langue différente, est façonné par une culture différente, poursuit un objectif différent (chaque être étant différent, il poursuit toujours un objectif personnel, donc différent de celui de tous les autres individus de la même espèce) ; la liste de nos divergences serait interminable et semble établir qu’un débat ne peut être que factice et, au mieux, stérile.

On le constate assez souvent.

Pourtant, comme en témoignent de nombreux exemples passés, le débat est possible !

Le verbe n’est pas indispensable : les gestes, les grimaces, les dessins, les démonstrations, les visites, peuvent pallier l’absence de langue commune ; la curiosité ou l’intérêt peut aplanir non seulement les différences de culture mais aussi les niveaux de connaissances ; l’objectif de développement individuel est amplement susceptible de rendre chacun attentif à une description chaleureuse ou harmonieuse des expériences d’un autre être ; même l’obscurantisme le plus sombre n’a jamais pu empêcher la quête de connaissance ou de progrès.

III condition de l’avÈnement du dÉbat :

Il n’y en a effectivement qu’une seule véritable : que deux êtres (ou plus) partagent (ou veuillent partager) un intérêt (un objectif) commun.

D’où l’importance d’établir les bases les plus universelles possibles ou, si l’on préfère bien que je trouve la formule réductrice, des plus petits communs dénominateurs.

Ensuite, tout peut commencer !

‘’ De la vigueur dans la rigueur évite la colère dans les manières !’’

IV conditions du bon dÉroulement d’un dÉbat :

ces Lignes, À suivre sans les dÉpasser, doivent Être connues des participants dÈs avant le dÉbat

ligne n° 1 : -situation identique pour tous –

Tout le monde doit impérativement être installé identiquement (que ce soit assis autour d’une table, assis au sol ou même debout si l’on veut mais identiquement).

Il est bien entendu que si l’on s’installe autour d’une table, il n’est pas question qu’il y ait 1 ou même 2 personnes installées en bout de table, face à tous les autres : il faut être inventif et trouver des solutions égalitaires, il en existe toujours.

ligne n° 2 : - une date est prévue pour un nouveau débat –

Eh oui ! Seule l’assurance que la vie existera encore après le débat permet de lever les tensions impliquées par l’implication dans le débat ; seule, une nouvelle date, connue avant le débat, permet de désamorcer la peur de cette ‘’fausse mort’’. Il est évident que l’idéal serait que le débat eût acquis un caractère vital et qu’il fût prévu en conséquence régulièrement (chaque lundi, chaque semaine ou, au pire, chaque mois).

ligne n° 3 : - un seul sujet à la fois-

Ceci implique l’intervention d’un animateur (médiateur ou modérateur comme l’on préfèrera), au mieux extérieur, à défaut, jamais le même.

Son rôle est capital et simple : rappeler le sujet (l’objet) du débat sitôt qu’il lui semble nécessaire de le faire, passer la parole à la personne suivante et défendre les lignes, en particulier, les n° 6,7 et 8.

Il s’agit donc d’un rôle à la fois riche et neutre, important et facile à assumer et en final, d’une valorisation extraordinaire.

Le choix de l’animateur sera d’autant mieux accepté que tous les acteurs savent à l’avance que ce ne sera jamais le même et qu’au surplus, chacun y passera un jour ou l’autre.

ligne n° 4 : - pas plus de quinze ou vingt personnes-

Pas plus de quinze si les gens ne se connaissent pas, si c’est leur premier débat ou si c’est la première réunion sur un thème nouveau.

Rien n’interdit de réunir deux groupes de 10 ou 14 personnes le même jour en un même lieu à des heures différentes ou dans des salles différentes si l’importance de la participation l’exige.

Il vaut mieux prévoir, pour l’avenir, plusieurs groupes distincts, homogènes et performants car se connaissant mieux.

Pas plus de vingt, si les gens se connaissent et s’ils connaissent et respectent les Lignes.

On peut ‘’éduquer’’ en organisant des débats avec 15 ou 20 intervenants (maximum) et un ‘’public’’ à initier, mais à deux conditions :

1- aucune intervention, quelle qu’elle soit, du public ;

2- accepter qu’être dans le public est une situation d’apprentissage qui doit conduire à participer au débat dès la 2ème réunion ; ce qui interdit donc de créer deux catégories : ceux qui débattent et ceux qui écoutent. ‘’Ou tu apprends, ou tu débats !’’

cette ligne est essentielle pour aboutir à une concrétisation en fin de débat : sans application, pas d’intérêt au débat ; sans intérêt au débat, plus de participation ; sans participation, plus d’action commune envisageable.

‘’Sans application, pas d’implication !’’

ligne n° 5 : - un espace-temps large mais défini –

Large pour ne pas contraindre le verbe ; défini pour conserver les capacités de décider de l’action conclusive.

L’expérience montre qu’il vaut mieux commencer tôt (8 ou 9 heures le matin, 14 heures l’après-midi) et finir tôt (11 ou 12 heures le matin, 17 heures le soir).

Si le groupe est restreint (15 personnes maximum) ou homogène (20 personnes maximum) et que le sujet est bien défini, 3 heures suffisent amplement à débattre pour aboutir au choix d’une action ; un groupe ‘’rodé’’ se satisfera en général de 2 heures (rarement moins).

La vraie difficulté consistera à décider d’une action avant la fin de la réunion si le débat a été lourd (chargé, houleux, etc.), la cause en étant, le plus souvent, la mauvaise définition du thème (sujet ou objectif).

Il vaut toujours mieux faire une réunion supplémentaire sur le même sujet que de décider d’une action n’entraînant pas une adhésion largement collective (au minimum 75 %).

Il peut paraître désagréable de repousser la décision d’une action, mais une action mal préparée et peu suivie est destructrice et surtout démobilisatrice et désagrégeante.

ligne n° 6 : - une seule intervention à la fois –

Ligne en apparence inutile et qui doit pourtant être rappelée à plusieurs reprises dans toutes les réunions de la planète depuis toujours !

Difficile à respecter, elle est facile à imposer à la condition impérative d’intervenir au début de la première ‘’infraction’’.

Trois formules résument l’utilité et la valeur de cette ligne:

1- dans un débat, chacun écoute chacun si chacun veut être écouté !

2- pour bien écouter, il faut bien entendre !

3- si tu n’interromps pas, tu ne seras pas interrompu !

Du respect de cette Ligne, anodine mais capitale pour l’efficacité du débat en vue de l’action et pour l’action elle-même, découle la règle suivante.

ligne n° 7 : - tout le monde s’exprime, chacun à son tour-

Pour éviter les perturbations et transformer les perturbateurs en acteurs du débat, en débatteurs, rien n’est plus important que l’assurance affirmée et vérifiée que TOUT LE MONDE pourra s’exprimer.

Pour que cela soit réel et réaliste, une obligation absolue : la rotation de la parole à tour de rôle (le plus simple demeure le bon vieux tour de table – possible à 15 ou 20 – dans un sens ou dans un autre, mais le même tout le temps du débat).

Ce principe, s’il est consciencieusement respecté, va avoir des conséquences incalculables et toutes bénéfiques :

- chacun étant assuré de pouvoir s’exprimer, attendra son tour dans le calme, avec moins de tension et son intervention en sera plus détendue et plus riche ;

- au début, on s’ennuie car on attend bêtement son tour ; mais, très vite, on se rend compte que le meilleur moyen de ne pas s’impatienter est d’écouter les autres témoignages ;

- de cette écoute, chaque intervention se nourrit et devient plus dense, plus concise, plus intéressante et plus écoutée ;

- ceux qui ne réussissent pas encore à écouter (ou qui écoutent des intervenants qui n’ont pas écouté), n’ont plus qu’une solution : réfléchir à ce qu’ils vont dire !

Leur intervention s’en trouvera plus profonde, mieux raisonnée, souvent plus pertinente et mieux écoutée ;

- au fur et à mesure des interventions, le sujet est défloré, décortiqué et quand vient son tour, on n’a pas forcément quelque chose à ajouter ; on le dit, à notre tour (qui n’est pas passé par l’animateur sur une dénégation ou un simple mouvement de tête) et la parole passe au suivant. Surtout, il ne reste plus alors, le sujet étant correctement cerné, qu’à évoquer les possibilités d’action(s).

- bien plus considérable, chacun s’exprimant à son tour, les polémiques (« je veux réagir à ce qu’a dit X ou Y… ») seront difficiles (mais pas impossibles) à lancer et à entretenir ; ici l’intervention de l’animateur pour rappeler la ligne n° 8 prend tout son sens ;

- les dialogues (entre spécialistes ou non spécialistes), qui ne sont que des monologues enchaînés, ne pourront pas se développer du tout ! La réflexion nourrit la réflexion au lieu d’engraisser la polémique qui tue le débat ;

- mieux comprises parce que mieux écoutées, les interventions seront plus utiles au choix de l’action dont l’efficacité sera renforcée ;

- le débat étant plus intéressant, il devient attirant et ceux qui y participent s’épanouissent incontestablement dans toutes leurs relations avec l’existence ;

‘’une petite cause peut produire de grands effets !’’

ligne n° 8 : - pas de polémiques, pas de dialogues, donc pas de personnalisation -

La dérive la plus fréquente au cours d’un débat est celle qui met en scène deux ou trois personnages au travers de leurs contributions suivant ce schéma :

· un intervenant intervient à sa manière ;

· l’intervenant suivant critique directement le contenu de ce qui vient d’être dit ;

· le tour de table vire ensuite au ‘’pour ou contre’’.

Pour éviter (au maximum) ce type de dérive, il est utile et important que l’animateur souligne en introduction cette ligne en l’explicitant de quelques mots.

En cas de non respect, il rappelle à nouveau que chacun exprime ses propres idées et que le débat ne peut pas s’enrichir ni de la polémique, ni de la personnalisation (le dialogue étant réputé impossible par le ‘’chacun son tour’’).

Les participants seront invités cordialement à ne pas faire référence, dans leur intervention, à X ou Y mais seulement aux propos eux-mêmes (« j’ai entendu dire… » remplace « j’ai entendu X ouY dire… »).

Exceptionnellement, une personne au tour suivant, peut être tentée de préciser sa pensée ou de défendre ses idées si elle les pense attaquées ; c’est ce qu’elle ressent comme juste et la participation à de nombreux débats lui fera vite perdre cette habitude.

En tout état de cause, l’animateur aura le plus grand intérêt à ne pas relever les petites erreurs (ou infractions minimes aux lignes) que l’assemblée ne relève pas (sauf pour la ligne n° 4, intangible).

Même les interventions les plus bizarres ou les plus scabreuses, si elles sont respectées et ne sont pas discutées, passent et, en général, ne repassent pas !

ligne n° 9 : - une action (un objectif) est décidée en conclusion de chaque débat (ou sujet ) –

Si l’on voulait que règne la paix et l’harmonie dans le monde, sans doute cette ligne en pourrait être le principal argument.

Donner aux individus l’habitude que des paroles sont utiles pour préparer et réussir des actes (au lieu du contraire), favoriserait l’élévation et le développement de notre espèce au-delà de toutes les autres méthodes.

Concrétiser une réflexion est le plus sûr moyen pour donner de l’intérêt à la réflexion en apportant du plaisir dans des actes débarrassés de la peur et de l’angoisse de l’imprévu.

A ceux qui l’ont expérimenté d’en vanter les mérites ;

à ceux qui disent vouloir évoluer de l’essayer !

ligne n° 10 : - toujours finir un tour de table avant de passer à une autre étape –

Ligne simple, que la justice et l’équité réclament toutes deux, elle permet en sus de ‘’couper’’ adroitement (avec un peu d’expérience) la réunion de réflexion pour aborder un choix d’action et aussi pour passer au sujet suivant.

Si l’animateur est souvent le mieux placé pour l’appliquer, un groupe habitué utilise très bien cette règle de manière autonome et spontanée.

A noter que quelqu’un qui se sentirait lésé par l’intervention d’un animateur, aura vite compris, selon l’attitude du reste du groupe, s’il s’agit d’injustice (parfois) ou d’orgueil (presque toujours).

La pratique de l’animation à tour de rôle guérit rapidement et les maladresses des animateurs et les susceptibilités des perturbateurs.

V en conclusion :

Vous pouvez commencer quand vous voulez.

Aucune contre indication n’est connue à l’usage régulier du débat sauf une forte envie de recommencer et de revenir.

Cette dépendance, pour les mauvais esprits qui voudraient en souligner le caractère addictif ou pernicieux, est aussi néfaste et dangereuse que le sont l’inspiration et l’expiration ou l’alimentation liquide et solide.

RAPPEL DES lignes

ligne n° 1 : -situation identique pour tous –

ligne n° 2 : - une date est prévue pour un nouveau débat –

ligne n° 3 : - un seul sujet à la fois –

ligne n° 4 : - pas plus de quinze ou vingt personnes –

ligne n° 5 : - un espace temps large mais défini –

ligne n° 6 : - une seule intervention à la fois –

ligne n° 7 : - tout le monde s’exprime, chacun à son tour –

ligne n° 8 : - pas de polémiques, pas de dialogues, donc pas de personnalisation –

ligne n° 9 : - une action est décidée en conclusion de chaque débat (ou sujet ) –

ligne n° 10 : - toujours finir un tour de table avant de passer à une autre étape –

J’aime faire mienne la citation suivante : « Il y a des gens qui regardent les choses qui sont et qui disent : ‘’Pourquoi ?’’ ; moi, je regarde des choses qui ne sont pas encore et je dis : ‘’Pourquoi pas !?’’».

Cette fois, à notre portée, il y a, accompagnant la mondialisation libérale, une prise de conscience citoyenne qui se mondialise.

Soutenons l’instauration, partout, de vraies démocraties : recourrons à une représentation des peuples par eux-mêmes.

Rien de plus simple ni de plus efficace et rapide (et de moins coûteux), nous l’avons vu grâce à la nouvelle constitution.

¤ on parviendra ainsi, avec seulement 5 niveaux entre le citoyen et son représentant, à former une chambre de parlementaires toujours issus du peuple ;

¤ en interdisant plusieurs représentations successives et tout cumul de mandat, on élimine la professionnalisation politique, on supprime l’effet des pressions des lobby, la corruption disparaît avec l’impossibilité de corrompre et les doléances de chaque citoyen ne franchissent que 5 étapes pour être remarquées et/ou prises en compte.

¤ plus de dictatures possibles ; pas plus du prolétariat que des églises ou des fous !

Et plus important, ce seront de vrais citoyens qui, informés par la base directe des groupes, prendront des décisions qu’ils auront la charge d’expliquer eux-mêmes à leur groupe en retour.

En 5 réunions maximum, chaque citoyen est alors conscient et informé des efforts à fournir ou des bénéfices retirés d’une action en cercle vertueux.

En 5 informations, une anomalie est connue, dénoncée, corrigée.

« Ceux qui veulent » feront et connaîtront le coût qu’ils devront eux-mêmes acquitter en justifiant ces options auprès de leurs voisins !

« Ceux qui font » seront contraints de vouloir participer avec tout le peuple comme témoin !

« La nature est harmonie ; nous avons appris à aimer la musique de la paix ;

il ne tient qu’à nous que les lendemains du monde nous enchantent ! »

En conclusion (provisoire) de ces quelques remarques, la meilleure façon de se faire une idée correcte du potentiel de ces propositions sur l’aléatoire consisterait :

¤ d’une part à la mettre au ban d’essai des structures où nous évoluons ou collaborons ;

¤ d’autre part à envisager toutes les possibilités connues où s’appliquent les systèmes que nous connaissons pour vérifier si le Tirage au Sort est ou n’est pas un meilleur choix dans chacun des cas retenus.

Je crois sincèrement, au vu de mes expériences assez diverses, de l’histoire de notre humanité et des projections purement intellectuelles que l’on peut faire, que la bonne foi nous fera regarder cette option comme une voie possible, voire souhaitable.

Si je n’y croyais pas, il est bien évident que je ne soutiendrais pas cette théorie mais cela va beaucoup plus loin ; depuis que je me penche sur ces questions, quel que soit l’angle d’approche ou le point de vue retenu, il apparaît que des évolutions extrêmement négatives pour notre avenir et celui de notre environnement soient contenues dans les systèmes qui sont les nôtres depuis que des écrits en portent trace et, qu’à contrario, des ressources très positives soient intégrées dans le principe aléatoire adroitement utilisé.

Cela peut-il tenir au fait que, si ‘’dieu ne joue pas aux dés’’ selon la formule d’Einstein, le hasard se reconnaît en de nombreuses facettes de l’évolution ?

A vous d’en décider comme il vous appartient de faire ou pas circuler l’information que vous avez entre les mains.

Dans cette affaire, celui qui y croyait devient le frère de celui qui n’y croyait pas en débattant d’un même thème, soucieux tous deux, de faire avancer les choses vers un avenir plus harmonieux à défaut d’être chantant.

Un ami me disait tout dernièrement que pour changer le monde, il fallait une panoplie d’outils relativement complète. Il classait le Tirage au Sort, la Désignation Décimale et le Débat parmi ces outils, considérant qu’il devait y en avoir beaucoup d’autres à réunir avant de se mettre à l’œuvre. Réfléchissant le plus objectivement que je le pus à son argument, logique en première analyse, je finis par conclure que, plutôt que d’outils, il paraissait plus pertinent de parler du Tirage au Sort, de la Désignation Décimale et du Débat comme de la Caisse à Outils qui protégerait les outils utiles, les rendrait facilement accessibles et empêcherait qu’on les utilise à mauvais escient.

Quant à moi, pour que ce projet soit complet, et comme j’en mesure l’apparente outrecuidance, j’encourage tous ceux qui seraient tentés de l’expérimenter à ne pas hésiter à débuter par leurs associations, leur familles, les petites structures dont ils font parties : en dehors du fait que les résultats en sont souvent sidérants, c’est sans doute de cette manière que l’efficacité de la chose sera le mieux démontrée et que l’idée sera le plus vite répandue.

Pour donner à tous les « candidats de l’aléatoire » du cœur à l’ouvrage, et renforcer la pertinence de cette nouvelle voie, il fallait un Hymne ; avec l’autorisation du groupe de musiciens qui l’interprètent déjà, ''Les Esprits Libres'', je vous l’offre !

Hymne Interdit (sur un air connu...)

1er couplet

A tous les peuples de la Terre, Unissez-vous dès à présent !

Il faut supprimer la misère, Partager équitablement, (bis)

Acceptez-vous que, partout des êtres, Puiss’ mourir de soif et de faim ?

Car nous ne serons libres enfin Que si chacun redevient son maître!

1er refrain

Courage! Citoyens! Les leurr’ seront nombreux!

Paress’, tristess’, compromission Sont des poisons dang’reux!

2ème couplet

Nous somm’ sujets de la planète, L’environn’ment nous donn’ la vie!

Il faudra payer tout’ nos dettes, Et cesser de vivre à crédit! (bis)

On oublie trop que la nature, Jamais ne nous appartiendra!

Il faut employer tous nos bras A tenter de la conserver pure!

2ème refrain

Désarme! Citoyen! Détruit tout armement!

Que tous défend’nt, volontair’ment, Tout’ vie dès maintenant!

3ème couplet

Allons gens de ma galaxie Nous parlons tous le mêm’ langage.

L’humanité se doit d’être unie, Les couleurs ne sont pas des barrages. (bis)

Un homme, une voix, chacun sa place; Tout’ la richesse est en nous;

Et notre bonheur est au bout; Alors, repoussons tous les rapaces!

3ème refrain

Debout! Les citoyens! Eduquons nos enfants!

Respect, bonté, et dignité, Sont nos biens les plus grands!

4ème couplet

Allons enfants de l’Univers Notre avenir est aujourd’hui.

Comportons-nous maint’nant en frères, De la sagesse recherchons le puits. (bis)

Entendez-vous dans nos campagnes Mugir le racisme et la peur ?

Qui viennent jusque dans nos cœurs, Nous étouffer sous leurs montagnes!

4ème refrain

Alarme citoyens! Soyez prêts à lutter!

Et tous ensemble, nous défendrons L’amour et l’amitié!

Petit supplément au programme :

Cette réflexion ayant usé ses fonds de culotte sur pas mal de bancs de pas mal de débat, il est fourni ci après quelques pièces pour ceux qui aimeraient avoir sur eux un kit de réparation.

objections au Tirage au Sort

objections

commentaires

Ça ne s’est jamais fait ;

La démocratie véritable non plus !

Cela se fait couramment pour les jurés de Cour d’Assise où le but est de juger son prochain, ce qui constitue la tâche la plus difficile de toutes.

D’ailleurs, chacun de nous est confronté au Tirage au Sort dès sa naissance (qui en est la première expérience) ; en vérité, nous sommes sans cesse réellement tirés au sort tout au long de notre existence.

« Il y a des gens qui regardent des choses qui sont et qui disent : ‘’Pourquoi ?’’ ;

moi, je regarde des choses qui ne sont pas encore et je dis : ‘’Pourquoi pas ?’’ ».

C’est farfelu, utopique, c’est du rêve ;

Comme d’aller dans la lune ? Comme de vouloir un monde meilleur ?

Comme les actions de Gandhi, Luther King ou Mandela ? Comme la vie elle-même ?

« Ce ne sont pas les choses qui nous font du mal, c’est l’opinion que l’on a des choses ! »

C’est difficile à mettre en place ;

Aussi difficile que l’érection de la muraille de Chine ; il suffit de le décider et de mettre en œuvre les moyens nécessaires : aujourd’hui, l’informatique est un des outils adéquats et seule la bonne volonté manque pour s’extraire des schémas tant de fois dénoncés et tant de fois reconduits.

C’est impossible à grande échelle ;

Pas plus qu’un referendum ! En se basant sur les listes de l’INSEE ainsi que sur les listes électorales (en ayant invité chacun à s’inscrire au préalable) ; là aussi, l’outil informatique peut contribuer à résoudre des difficultés qui ne sont que techniques ;

Rappelons-nous l’extraordinaire (mais hélas unique) aventure de l’éradication planétaire de la variole... Rappelons-nous aussi les moyens titanesques qu’il a fallu mettre en œuvre pour la moindre des guerres quand bien même elle serait toujours perdue pour l’humanité.

Ce système va désigner des truands, des méchants, des personnes mal intentionnées ;

L’énorme avantage des truands et autres méchants, c’est qu’il ne ressemblent pas à ce qu’ils sont (sans cela on ne leur ferait jamais confiance) ; utilisant ce camouflage, ils règnent sans partage depuis la nuit des Sociétés humaines sur des territoires et des tribus toujours plus étendus et nombreux.

Le Tirage au Sort, piochant au sein de la totalité de la population, désignera nécessairement des individus représentatifs de la multitude mais en proportion de leurs caractéristiques ; or, personne n’oserait avancer qu’il existe une majorité de gens mal intentionnés.

De plus, l’histoire nous montre assez complètement que c’est plutôt la position qu’il occupe qui pervertit l’Homme plutôt que le contraire.

Quant à savoir si l’Homme est foncièrement mauvais, les avis étant très partagés, il ne nous reste plus qu’à constater que la confiance est un sentiment plus paisible que la méfiance et à se souvenir que l’on est toujours le méchant de quelqu’un.

On va désigner des gens inconnus, qui ne se sont jamais présentés aux autres et qui ne connaissent personnes ;

Tout d’abord, le Tirage au Sort ne fera apparaître toutes ses véritables qualités qu’accompagné de la Désignation Décimale et du Débat.

Comme toutes les théories qui refusent d’être des dogmes, le Tirage au Sort associé à la Désignation Décimale et soutenu par l’outil du Débat, sont des propositions évolutives qui devront être sans doute amendées par les fruits de l’expérience.

Ensuite, il était temps pour la démocratie d’en établir les bases réelles.

On trouvera des personnes dangereuses, déséquilibrées à des postes de responsabilité ;

Le Tirage au Sort n’abouti jamais, contrairement aux autres modes de désignation, à une seule personne ; il n’abouti qu’à des groupes.

Le groupe, s’il est restreint et si ses prérogatives sont strictement limitées, est sage par nature.

Mais surtout, chacun, informé complètement et comprenant donc le principe, aura souci des résultats du groupe (donc de la collectivité toute entière) et exercera une veille attentive sur ses collègues (dans leur intérêt) comme sur lui-même ; si des désordres sont constatés, il reviendra au groupe (dans sa majorité) de demander l’avis de professionnels (médicaux par exemples) qui auront à se prononcer sur l’incapacité de l’un des membres (la décision finale appartenant toujours au groupe dans l’expression de sa majorité).

On ne peut pas obliger une personne à accepter un poste pour lequel elle ne se sent pas prête ;

il y va de la liberté individuelle ;

Nul ne peut se dire réellement libre lorsqu’il dépend des autres ou de son environnement pour survivre (ou lorsque les autres ou son environnement dépendent de lui) ; la liberté est d’ailleurs, selon l’avis de tous ceux qui y ont réfléchi, l’un des concepts humains le plus difficile à définir et, en général, le plus mal défini.

Nul ne sera jamais contraint de s’inscrire sur les listes électorales diminuant ainsi la potentialité (faible) d’être désigné par le sort ;

Par ailleurs, chacun est libre de refuser d’appartenir à une société donnée dans la mesure où il accepte de ne pas être représenté ou de ne pas voir son opinion prise en compte (ce qui ne lui interdit nullement d’en avoir une ni de la transmettre à qui bon lui semble) ;

Le principe du Tirage au Sort ne prend

pas en compte les nécessités de compétences ;

Il ne s’agit pas de désigner des gens qui feront (ni qui feront faire) mais des gens qui seront responsables de l’exécution d’une tâche et auront la responsabilité de trouver des compétences pour faire ou pour faire faire.

La fameuse mais fumeuse compétence si hautement revendiquée par les tenants de la représentation par délégation que constitue notre régime aristocratique actuel, ne perçoivent pas le paradoxe qui consiste à prétendre qu’il faut être compétent pour faire faire auquel cas il suffirait de faire directement soi-même.

Le Tirage au Sort ne prend pas en compte le mérite et ne le récompense pas (cela entraînera des résistances indépassables et une/des réaction/s) ;

Qu’est-ce que le mérite ?

S’agit-il du résultat d’une action bien menée ou d’une qualité particulière reconnue par une majorité et aboutissant à un profit pour la collectivité ?

Dans le second cas, où serait le mérite d’un don ?

Dans le premier cas, les capacités de mener à bien une action ont été transmises par l’éducation dispensée par la collectivité et il est normal qu’il lui en soit fait retour.

En tout état de cause, les résultats bénéfiques pour la collectivité le sont pour chaque membre de cette collectivité et le mérite est donc automatiquement récompensé (le premier à en profiter est celui placé le plus près du mérite donc le méritant lui-même – voir l’exemple de la mère nourrissant son petit).

Pour ce qui est du parallèle avec des pays ayant expérimenté une approche de l’idée communiste et où le mérite était systématiquement soit minimisé soit combattu (quand il n’était pas puni comme dangereux), il est infondé ; en effet, les conséquences désastreuses historiquement constatées ne sont pas venues d’un manque de récompense du mérite mais bien de la récompense indue et systématisée d’une position de pouvoir (rarement due au mérite). Ce ne sont pas des frustrés politiques qui ont été produits au départ mais des jaloux pathologiques (voir l’exemple de la révolution Cubaine dont les paysans-soldats ont conservé la fierté de leur dignité retrouvée malgré leur pauvreté jamais démentie).

Il faut des gens qui en ont l’habitude pour fédérer, pour créer de l’unité ;

Non ! Il faut la participation de chacun associée à l’éducation incessante, à l’exemple, à l’évolution des pratiques basée sur la vérification et l’expérimentation, à la critique et au doute.

L’unité est créée bien plus par le sentiment d’être un parmi d’autres que par le sentiment d’être conduit par plus grand que soi.

Le résultat des actions entreprises en commun par des êtres se sentant égaux est mieux approprié comme méritoire et positif par l’ensemble des acteurs que s’ils avaient agi sous la conduite d’un chef.

Il est indispensable pour la transmission aux générations suivantes (et donc pour sa pérennité) que l’expérience soit transmise aussi par ceux qui l’ont vécue et pas seulement sur la foi des historiens (même des plus honnêtes).

Il faut des gens avisés (sages) pour rappeler les grands principes ;

S’il s’agit de protéger le dogme, alors autant indiquer tout de suite que le Tirage au Sort est anti-dogmatique par nature et par définition ;

Conseil des Sages, Sénat, Cour Suprême (Papes, Immortels de l’Académie) toutes instances où les êtres deviendraient subitement supérieurs à leurs congénères du seul fait de leur appartenance à cette instance : on a déjà tellement donné qu’on donne encore !

« il est parfois sage d’être fou, il est parfois fou d’être sage !»

Aucune position ou fonction (non ! plus jamais) ne rend parfait un homme dont la nature est imparfaite.

Nous devons accepter de prendre en charge, non seulement le fonctionnement de notre monde mais également ses dérives, ses erreurs ou ses faiblesses : c’est même là notre vraie chance grandeur.

soutien au Tirage au Sort

soutien

commentaires

Ça vaut le coup d’essayer dans un mouvement libre, non encore structuré ;

C’est en effet dans des petites structures libres et peu ou pas encore trop structurées que l’expérimentation peut le mieux se pratiquer avec des chances de réussite raisonnables.

On peut encourager également les initiatives de tendance alternative de ceux ‘’qui ne savent pas ce qu’ils veulent mais qui savent ce qu’ils ne veulent plus’’ ;

Chez ces mêmes personnes, on peut souligner que si l’on désire changer les choses il convient de mettre à l’essai de nouveaux moyens (en particulier s’ils n’ont pas été encore essayés !), de tester de nouvelles mesures d’organisation.

« Qui ne tente rien, n’obtient rien !»

Cela correspond à un changement d’imaginaire ;

Comme déjà indiqué, il n’est pas crédible de vouloir faire évoluer positivement certaine situations sans, dans le même temps, accepter des changements (parfois importants) dans les rouages du système en place, voire dans les comportements (y compris le sien propre) ;

On ne peut vouloir être non conventionnel et accepter toutes les conventions (un parallèle serait intéressant à faire sur les conventions, les convenances et les traditions : cela nous réserverait à l’évidence de nombreuses surprises) ;

Cela provoque un décloisonnement ;

Brutalement, il n’y a plus de spécialiste en position de domination ; tout un chacun étant placé devant l’obligation (partagée par tous donc non contraignante) de réfléchir aux situations auxquelles il se trouve confronté, il cherchera à comprendre avant de prendre des décisions qui engagent sa responsabilité et non celle du spécialiste (il pourra cependant se renseigner auprès des spécialistes dont les compétences serviront la cause commune et non leur seul intérêt) ;

N’étant plus placés en position de décider seul d’une situation, le personnes compétentes ne seront plus tentées d’en abuser ni sollicitées par les corrupteurs ;

C’est un principe qui ouvre sur une possibilité de responsabilisation de chacun ;

Associé à la Désignation Décimale et soutenu par l’outil du Débat, non seulement c’est un principe responsabilisant mais c’est de plus un système éducatif au premier sens du terme ;

- le Débat forme (pour toujours) à l’expression de sa pensée (donc à sa synthèse et à sa mise en forme) ;

- le Tirage au Sort et la Désignation Décimale (avec des mandats limités et non immédiatement renouvelables à la même responsabilité) multiplient le nombre des élus qui apprennent ainsi à participer au principe démocratique et ainsi à bâtir une démocratie réelle ;

- tous les niveaux de l’actuel pouvoir étant concernés et le cumul impossible, il en résulte une quantité énorme de nouveaux responsables, démocrates par effet plus que par nature (ce qui est l’inverse des systèmes actuels) ;

- soucieux de leurs intérêts humains essentiels, les élus auront à cœur de transmettre à leur successeur le savoir obtenu pendant leur mandat et ce, le plus vite et le plus complètement possible ;

- valorisés par l’exercice de leurs responsabilités pour la collectivité, les anciens élus enclencheront (y compris malgré eux) un cercle vertueux d’attrait pour les futurs désignés, constituant ainsi un véritable squelette pour une démocratie durable et responsable ;

Le tirage au sort abouti toujours à un collectif jamais à une seule personne ;

L’enjeu est, dans le système régi par le Tirage au Sort, non pas d’atteindre au niveau le plus élevé mais de fonctionner le mieux possible dans le niveau auquel on se trouve désigné.

On prend rapidement conscience que tous les niveaux sont en réalité égaux ou identiques et que chacun des niveaux a une importance décisive en cela même qu’il constitue une réplique représentative de la Société dans son ensemble.

Le soin n’est plus dès lors apporté à l’image que l’on donne mais à l’image que l’on se donne et toute l’attention de chacun peut être concentrée sur le respect des responsabilités qui lui ont été dévolues, par le vecteur du sort, par l’ensemble des membres de la Société humaine.

C’est une opportunité POUR la démocratie et non CONTRE le pouvoir ;

Comment avons-nous pu accepter l’idée qu’une collectivité pouvait avoir quelque chose à gagner à la victoire d’un candidat (ce qui implique évidemment qu’un bénéfice serait retiré de la défaite du second candidat) ?

Aucun Humain ne devrait pouvoir souhaiter une victoire pour lui ou pour son camp sans comprendre que, s’il y a défaite pour d’autres Humains, il est lui aussi perdant ; l’exemple des guerres (que tout le monde perd) en est la plus triste démonstration !

Lorsque l’on veut progresser, cela doit être dans le souci de tous et donc pour tous et jamais contre quelqu’un (encore moins contre beaucoup).

Que le pouvoir se révèle comme une entrave pour la démocratie ne conduit pas à vouloir sa disparition mais seulement son effacement devant la démocratie.

Ce système lutte contre l’immobilisme en faisant tourner les responsabilités ;

A la réflexion, c’est rapidement indéniable.

Mandat court ; non cumul ; non rééligibilité à la même responsabilité pendant 10 ans ; association du Tirage au Sort et de la Désignation Décimale ; mise en place du principe à tous les niveaux de la société ; autant d’éléments qui multiplient les élus.

En conséquence, la démocratie est sans cesse agitée par des désignations fréquentes et successives, de personnes toujours différentes, et il devient quasiment impossible de la récupérer ou de la laisser se figer.

L’inertie n’a plus le temps de s’installer et la créativité devient une nécessité, se développant ainsi en chacun.

C’est un principe non conventionnel ;

Pour l’instant, le Tirage au Sort n’a jamais connu d’application correcte dans l’histoire connue (on avait oublié les esclaves, les femmes, les étrangers résidents ou les prisonniers). C’est à dire que l’on a toujours nié une partie de notre humanité au profit (dernièrement) d’une majorité pas très bien définie.

De plus, les systèmes d’inspiration démocratique ont été rapidement rattrapés par les malins sans scrupules qui souhaitaient en utiliser les faiblesses (« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » ou encore, « Ceux qui réussissent sont ceux qui risquent ce que les autres ne veulent pas risquer ! »).

Aujourd’hui, notre pseudo-démocratie est bien une ‘’Société du spectacle’’ où les places s’obtiennent grâce à la puissance de l’argent et des médias (qui dépendent de l’argent) ; il faut casser ce cercle vicieux en instaurant un cercle vertueux : celui où, chacun à son tour, chacun prendrait sa part de responsabilité vis-à-vis de la collectivité.

Il n’y a qu’à effectuer un sondage auprès de tout ce que notre société compte d’élus pour comprendre, devant l’effarement suscité par l’idée du Tirage au Sort, qu’il s’agit bien d’un principe non conventionnel.

Peut-être un principe s’auto maintenant dans le non conventionnel ?

C’est un principe égalitaire ;

L’égalité, tous les philosophes et les scientifiques le reconnaissent, n’est pas inscrite dans les lois de la Nature, au contraire.

Il a fallu que les Hommes y aspirent (pour eux-mêmes entre autre) pour que ce concept soit soutenu par des lois humaines visant à rétablir des équilibres toujours fragiles.

Le Tirage au Sort est égalitaire en cela qu’il est aveugle et qu’il n’a donc aucune intention personnelle ni aucun jugement de valeur sur les candidats involontaires ; on pourrait même craindre que le hasard face parfois mal les choses et c’est pour cela qu’il doit être associé à la Désignation Décimale (soutenus par le Débat).

C’est un principe non sexiste ;

Imposer un équilibre hommes/femmes, à l’exemple de la parité prévue dans les lois sur les élections, est un déni de la complexité de notre nature ambivalente et c’est une absurdité grave.

En effet, l’obligation faite aux femmes (par le biais de la parité imposée) de faire de la politique comme elle est actuellement organisée, conduit immanquablement à ne retenir que les femmes les plus hommasses (au sens le plus péjoratif du terme), en un nom : les Margaret Thatcher.

Notre avenir est dans l’acceptation de la complémentarité des principes féminins et masculin qui régissent notre monde.

Et pour ne pas faire de sexisme, il vaut mieux ne pas pouvoir en faire ; le Tirage au Sort répond à cette question importante.